‹ Le pont des soupirs opera bouffon en deux actes et quatre tableauxChapitre 54 sur 67 · LE PO«T DES SOUPIRS · texte numérisé non relu

LE PO«T DES SOUPIRS

Mon mari?

CORNARINO.

Ma femme!...

AMOROSO

L’écuyer !

BAPTISTE

Le petit page !

LE CHEF DES DIX

Son mari ! Qu’est-ce qu’il dit ?

CORNARINO.

Eh bien , oui!... je le dis hardiment, maintenant qu’on le sait !... Voilà assez longtemps que ça m’étouffe ! Je suis le doge Cornarino Cornarini !

' TOUS

Cornarino ?

MALATROMBA.

Cornarino vivant !

LE CHEF DES DIX

Je le savais. Je n'y comprends absolument rien ! Us l’ont tué.. . il vit toujours !... et il est marié avec le petit !... C’est égal... c’est bien Cornarino !... Que d’incidents !... Je vais le saluer, (il va s'approcher de Cornarino, Halatromba l’arrête et lai parle bas.) C’est juste !... messieurs, retirons-nous dans la ruelle des délibérations. Cependant, je voudrais bien le saluer ! (il marche de nouveau vers Cornarino.)

MALATRO.MBA, l’arrêtant de nouveau.

Venez donc! venez donc vite!... (Les conseillers se retirent au fond du théâtre et délibèrent. Pendant ce temps s’ échangent les répliques suivantes.)

CORNARINO.

Chère femme!...

CATARINA

Cher époux !...

CORNARINO.

Tu m’as perdu !

CATARINA

En voulant te sauver. Oh ! c’est affreux I... c’est affreux ce que j’ai fait là!...

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