‹ Le pont des soupirs opera bouffon en deux actes et quatre tableauxChapitre 55 sur 67 · ACTE II · texte numérisé non relu

ACTE II

BAPTISTE, qui depuis la reconnaissance n’a pas dit un mot, mais n’a pas cessé de manifester une sourde colère.

Ce n’est pas affreux! c’est stupide!...

CORNAKINO, sévèrement.

Monsieur Baptiste !

AMOROSO, à Baptiste.

Mais, mon pauvre ami, pouvions-nous supposer que sous ces habits...

BAPTISTE

Laissez-moi, j’avais toujours clé contre ce mariage-là !

COHNARINO, furieux.

Silence, monsieur Baptiste ! (Se plaçant entre Catarina et Amoroso.) Chère femme, et vous, cher Amoroso, gardien de mon honneur.

BAPTISTE, à part, ironiquement.

Oui, oui, oui !

CORNARINO, s’atteiulrissant.

La vie allait s’ouvrir douce et facile entre ma femme et mon ami.

BAPTISTE, a part.

Oui, oui, oui! (Haut.) Et tout à l’heure peut-être grâce à... (Avec violence, désignant Catarina.) Pintade, va I

l’huissier, annonçant.

Le Conseil! (te conseil prend place.)

CORNARINO.

J’ai entendu lire bien des arrêts de mort, mais jamais avec une pareille émotion.

L’HUISSIER

Silence !

LE CHEF DES DIX

(}uand on a tourné le dernier feuillet de son existence y a-t-il un second volume?... Cruelle incertitude! Le doute, toujours le doute !

MALATROMBA, an chef des dix.

L’arrêt! l’arrêt 1

LES CHEFS DES DIX

C’est juste ! de quoi parlait-on? (ll trouve sous sa main la lettre de Paoto Broggino.) Qu'est- ce que c’est que cela? ah! cette lettre que je devrais peut-être lire...

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