‹ Le pontifical romain (volume 2)Chapitre 143 sur 318 · Ibid., V · texte numérisé non relu

Ibid., V

3. Missel romain, Exultet et oraisons du Samedi Saint. Cf. la collecte du mardi de Pâques : Deus qui Ecclesiam tuam novo semper fœtu multiplicas…

4. Dom ATH. WINTERSIG, Liturgie und Frauenseele (Ecclesia Orans, XVI). Fribourg, 1926, p. 24-27, 154.

de provoquer en eux l’imitation de la pureté absolue du Verbe de Dieu. Le Christ le premier a suivi un chemin virginal, selon la belle expression de saint Augustin : Ecce ille Agnus graditur itinere virginali , et à sa suite il a entraîné des légions de vierges à qui il a enseigné à mépriser les jouissances les plus légitimes pour rivaliser avec la pureté des esprits angéliques et aspirer à l’union intime avec Dieu ?.

La relation intime qui existe ainsi entre la sainte virginité et le mystère de l’incarnation, celui de Noël et de l’Épiphanie, est précisément l’idée que développe avec complaisance la préface de consécration des vierges au Pontifical romain, et il se trouve qu’elle le fait en des termes qui sont exactement ceux du pape saint Léon dans ses homélies sur la fête de l’Épiphanie. De part et d’autre mêmes développements, mêmes comparaisons, mêmes expressions caractéristiques. Il y a une évidente parenté. L’auteur de la préface de consécrätion s’est inspiré du sens de la fête qui se célébrait le même jour que le velatio des vierges®. Cette fête était l’Épiphanie, l’auteur selon toute vraisemblance, saint Léon en personne.

Le début de la longue prière eucharistique 4 nous montre

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