‹ Le pontifical romain (volume 2)Chapitre 142 sur 318 · ÉPOUSES DU CHRIST · texte numérisé non relu

ÉPOUSES DU CHRIST

humaine. Et la première à jouir d’une union intime, à son titre particulier de Mère de Dieu, fut la Vierge Marie, lPImmaculée et la toute pure, celle qui par sa consécration à Dieu et son vœu de virginité, quia virum non cognosco, par sa parfaite et joyeuse obéissance, ecce ancilla Domimi, fiat, par toutes les grâces dont elle avait la plénitude, offrait le plus bel idéal aux âmes consacrées. Quant au nom d’épouse, il appartient d’abord à l’Église, à ce point que l’union vitale du Christ avec son Église est le type authentique dont les unions conjugales de la terre ne sont qu’une imitation : sacramentum hoc magnum est, ego autem dico in Christo et in ecclesia 1. L'Église vierge, toute pure dans sa doctrine ?, toute sainte dans sa morale, toute consacrée au service de Dieu, uniquement attachée au Christ, est l’épouse fidèle par excellence, et elle est l’épouse féconde qui enfante constamment au Seigneur des enfants nouveau-nés dans les eaux du baptême ?.

Or, l’Église est la société des âmes régénérées, et ce qui est vrai de l’Église vierge, épouse du Christ, peut l’être de chaque âme en particulier si elle le veut : toute âme baptisée peut aspirer à la dignité d’épouse du Christ et se lier à lui de la façon la plus indissoluble. Qui potest capere capiat.

L’antiquité païenne a eu des simulacres de continence, elle a ignoré la vraie virginité consacrée par vœu au service de Dieu. En Israël elle n’était pas plus connue. La virginité est vraiment le fruit de l’incarnation et du christianisme #. Seul l’exemple du Christ et de sa mère immaculée était capable d’allumer dans les cœurs la flamme de l’amour, et

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