‹ Le pontifical romain (volume 2)Chapitre 151 sur 318 · L’ANNEAU ET LA COURONNE · texte numérisé non relu

L’ANNEAU ET LA COURONNE

Posuit signum in faciem meam ut nullum prater eum amatorem admittam chantait déjà au XIe siècle l’impératrice sainte Cunégonde au jour de sa consécration !.

Annulo suo subarrhavit me Dominus meus Ÿesus Christus, et tanquam sponsam decoravit me corona. Induit me Dominus cyclade auro texta et immensis monilibus ornavit me.

Sainte Hildegarde, la grande abbesse et mystique du XIIe siècle, conservait précieusement la couronne qu’elle avait reçue 27 die consecrationis ?. Au XIIIe siècle, sainte Gertrude inscrivait dans ses Exercices toutes les antiennes qu’elle avait elle-même chantées quand elle avait reçu le voile, et aux trois formules rappelées plus haut elle ne manquait pas d’ajouter les répons si expressifs :

KR. Induit me Dominus vestimento salutis….

KR}. Amo Christum in cujus thalamum introivi. R7. Fam corpus jus.

KR. Ipsi sum desponsata cui Angeli serviunt… R7. Regnum mundi….

Toutes ces pièces se retrouvent, à la fin du XIIIe siècle, avec quelques modifications et interversions, dans le Pontifical de Durand de Mende auquel nous en sommes redevables. Elles sont un écho de l'office liturgique de sainte Agnès, celle que l’ancienne tradition romaine honorait comme le modèle achevé de la vierge chrétienne. Saint Ambroise lui prêtait déjà les paroles qu’a consacrées la liturgie : Annulo suo subarrhavit me Dominus meus Jesus Christus, et tanquam sponsam decoravit me corona *. Peut-être l’anneau et la couronne étaient-ils dès cette époque l’objet d’une tradition aux

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