V. — BÉNÉDICTION FINALE
Sainte Gertrude a rappelé tous ces rites pour apprendre à l’âme consacrée « à repasser jusqu'aux moindres détails de cette fête nuptia!le sous les pompes de laquelle elle émit le vœu sacré et éternel qui la dépouilla pour jamais d’ellemême, et la donna sans retour au grand Roi du ciel et de la terre $. » Il n’est pas un de ces éléments variés qui n’ait son importance, et l’on s’en voudrait d’y retrancher quoi que ce soit. Peut-être n’en va-t-il pas de même des deux très longues oraisons que Durand de Mende a jugé bon d’ajouter encore à ce cérémonial déjà très développé sans craindre de l’allonger. Sainte Gertrude les ignorait aussi bien que la plupart des documents anciens.
Benedicat te Deus Pater, et Filius, et Spiritus sanctus omni benedictione spirituali ut maneas semper immaculata sub vestimento s. Matris Domini, disait
tout simplement le pape à la nouvelle consacrée avant de la congédier 4, et la cérémonie se terminait là. Le Missale
I. DAREMBERG ET SAGLIO, Dictionnaire des antiquités grecques et romaines, 1, 2, p. 1528 : III, 2, p. 1654.