COURONNEMENT DE L'EMPEREUR
son influence sur le rituel français : et c’est ainsi enrichi que celui-ci entra au XIII® siècle dans le Pontifical de Durand de Mende! que le Pontifical romain reproduit à la lettre. Ainsi avons-nous dans le livre officiel de l’Église romaine les prières qui ont été récitées à mainte reprise sur les rois de France au jour de leur sacre ?.
Il y avait eu cependant un texte purement romain dont les papes faisaient usage pour le couronnement de l’empereur d'Occident. On avait cru le trouver dans un manuscrit du chapitre cathédral d’Ivrée ÿ ; mais ce document représente plutôt la tradition germanique du sacre à Mayence ; plusieurs manuscrits allemands présentent le même texte. Une autre série de documents des X®, XIe et XII siècles fournissent un rituel analogue, maïs en relation avec Aix-la-Chapelle 4, Ces deux villes en effet se disputèrent, au moyen âge, l’honneur d’être choisies pour le sacre des rois allemands. La préférence resta finalement à la ville d’Aix-la-Chapelle ; jusqu’en 1531 où on lui préféra Francfort.
Les empereurs allemands prirent l’habitude de se faire couronner trois fois 5, à Aix-la-Chapelle par l’archevêque de Cologne comme rois allemands, puis à Milan ou à Monza par l’archevêque de Milan, dont ils recevaient la couronne de fer des rois Lombards , et enfin à Rome le pape leur imposait la couronne d’or. Différents manuscrits italiens et