I. — LES ONCTIONS ROYALES
1 FAR rituel du couronnement impérial, à Rome, ignorait les onctions si généralement pratiquées au moyen âge. Il n’avait pas, comme on le fit plus tard, repris l’antique usage attesté dans la Bible pour les rois de Juda. Nous le retrouvons au contraire en Espagne, en Bretagne, en France. L’huile employée pour le sacre du roi de France à Reims avait une origine céleste, dit la tradition. En Angleterre, au moins depuis l’époque d’Édouard II, en 1308, on attribuait également à un miracle l’huile sainte dont on se servait pour l’onction royale : on partageait la croyance que Notre-Dame l’avait apportée à saint Thomas de Cantorbéry !. La « Sainte-Ampoule » de Reims avait des attestations plus anciennes, et se rattachait au souvenir du baptême et de la confirmation de Clovis : mais il n’est pas sûr qu’elle ait