‹ Le pontifical romain (volume 2)Chapitre 173 sur 318 · H. THURSTON, The Coronation Ceremonial, p · texte numérisé non relu

H. THURSTON, The Coronation Ceremonial, p

servi à la cérémonie du sacre royal de ce prince, sur laquelle on ne possède aucun témoignage contemporain. C’est Hincmar le premier, à la fin du IX® siècle, et à propos du sacre de Charles-le-Chauve 1, qui mentionne le sacre que Clovis aurait reçu des mains de saint Remi le jour même de son baptême, et le saint chrême envoyé du ciel qui servit pour son onction, cœlitus sumpto chrismate, unde adhuc habemus. Il a rapporté également le miracle dans sa Vita Remigri ?. Aux âges suivants la coutume se perpétua en France de sacrer le roi avec une onction de saint chrême auquel on méêlait une parcelle du baume de la Sainte- Ampoule. C'était même un privilège des rois de France, de recevoir l’onction de chrême, tandis que pour les autres souverains on se contentait de l’huile des catéchumènes comme il est dit au Pontifical romain. Au moyen âge on avait une telle idée de la noblesse de cette onction, que les autres souverains reconnaissaient une prééminence d’honneur au roi de France en raison même de l’origine céleste de cette huile sainte. Ce fut le cas pour saint Louis lorsqu’il reçut à Paris le roi d'Angleterre : celui-ci tint à lui rendre hommage et à se considérer comme son inférieur. — Les souverains anglais obtinrent, il est vrai, le même privilège, mais ce fut en raison de l'huile miraculeuse qu’aurait reçue saint Thomas de Cantorbéry. — C'était également le caractère surnaturel de lPhuile du sacre qui conférait au roi de France le pouvoir extraordinaire qu’on lui attribuait de guérir les écrouelles. Saint Thomas d'Aquin lui-même ne craint pas de l’affirmer dans son De regimine princibum : Sanitatis [sacræ unctionis] argumentum assumimus ex gestis Francorum et Beati Remigii super Clodovæum regem..., ex delatione olei desuper per columbam, quo rex præfatus fuit inunctus, et inunguuntur posteri,

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