III. — INSIGNES ET ORNEMENTS ROYAUX
Le rituel du couronnement des rois se développe comme celui des ordres sacrés ; il suit notamment, et de très près, le cérémonial de la consécration épiscopale : mais c’est normal et il n’y a rien à tirer de là pour le prétendu caractère ecclésiastique du monarque couronné!. Le sacre royal est célébré le dimanche, et c’est à la messe pontificale qu’il se rattache par tous ses rites. La première partie s’accomplit immédiatement avant la messe ; tout ce qui suit vient au contraire s’intercaler entre le Graduel et l’Alleluia, ou avant le dernier verset du Trait. À aucun moment du sacre l’Église n'intervient avec plus d’autorité, pour bien attester aux yeux de toute la nation présente que c’est de la part de Dieu qu’elle confie au souverain tous les attributs visibles de sa puissance. À cet instant solennel il est entouré de ses grands, mais il est surtout assisté des prélats du royaume qui tous vont participer à l’acte suprême du couronnement.
Le Pontifical conserve l’usage de conférer au monarque avec la couronne royale, les deux insignes principaux de son autorité souveraine, le glaive et le sceptre. Il n’est plus question de l’anneau, que recevait cependant toujours le roi de France au jour de son sacre, comme l’emblème authentique de la fidélité qu’il jurait de garder à jamais à sa foi catholique,