H. THURSTON, The Coronation Ceremomial, p
signaculum videlicet sanctæ fidei!, comme gage aussi de son empressement à tenir ses promesses.
Symboles de son pouvoir temporel, le glaive et le sceptre qui lui sont remis, bénis par l’Église, semblent ne lui être confiés que pour l’accomplissement d'œuvres de foi, de justice et de bonté. C’est Dieu lui-même, ce sont les Apôtres, c’est l’Église qui s’en remettent à lui d’assurer par l'exercice pleinement religieux de son autorité royale la paix de la société chrétienne et le bonheur spirituel de tous ?.
Le glaive est pris sur l’autel, il est saint par conséquent comme l’autel lui-même. Souvenir toujours vivant de ce qui se faisait à Rome : le glaive reposait sur la confession de l'Apôtre saint Pierre et c’est là que le Souverain Pontife le prenait pour le présenter à l’empereur. Ainsi faisait-on aussi pour le pallium épiscopal.
Accipe gladium de altari sumptum (à Rome :
desuper beati Petri corpore sumptum“) nostræque benedictionis officio in defensionem sanctæ Dei ecclesiæ divinitus ordinatum.
Saint par son origine il l’est aussi par sa destination puisqu'il doit assurer le règne de la justice et de l’équité. Donné par l’Église, il ne saurait jamais se retourner contre elle, mais au contraire il sera toujours là pour l’aider et pour la défendre. « Heureux, disait saint Pierre Damien, le mmonarque qui sait unir constamment l’action de son glaive à celle du glaive ecclésiastique, celui-ci émoussant l’autre, le premier lui donnant son tranchant. De cette entente
1. Ordo de Ratold, de Corbie, X° siècle. P. L., LXXVIIT, 258.
2. R. P. H. CLÉRISSAC, La Bienheureuse feanne d’ Arc : La messagère de la politique divine, p. 34-40.