AD. FRANZ, Die kirchl. Benediktionen
3. AD. FRANZ, Die Messe im deutschen Mittelalter, Fribourg, 1902, p. 208 et suivantes.
féodales dont on s’était servi pour la conquête. On constitua donc de nouveaux ordres militaires, où s’enrôlèrent des chevaliers et de simples hommes d’armes avec des chapelains pour les nécessités de la religion. Les premiers en date furent les chevaliers du Temple, appelés plus communément les Templiers. Leur organisation, quoique éphémère, servit de modèle à tous les autres ordres de chevalerie. Leur caractéristique à tous fut de porter la croix sur leur vêtement. L'ordre du Christ, l’ordre de Calatrava et celui d’Alcantara poursuivirent leur œuvre purement militaire, en Espagne et en Portugal. Notre Pontifical mentionne encore le rite liturgique qui marquait l’entrée dans ces ordres.
Presque en même temps que les chevaliers du Temple parurent les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, qui à leurs fonctions militaires ajoutèrent le service des malades. L'Ordre Teutonique fit de même et s’occupa surtout des pélerins allemands.
Après la ruine du royaume latin de Jérusalem les Hospitaliers durent émigrer dans l’île de Chypre ; les conditions nouvelles de leur existence modifièrent profondément la constitution de l’ordre !. Ils perdirent jusqu’à leur nom pour prendre celui de Chevaliers de Rhodes (1309), et se maintinrent sous ce nouveau vocable jusqu’en 1522. Pendant ces deux siècles ils ne cessèrent pas de harceler les armées musulmanes sur terre et sur mer, mettant ainsi à réel profit les bénédictions qu’ils continuaient à recevoir de l’Église. En 1530 ils changèrent encore de nom, et se muèrent en Chevaliers de Malte. Leurs fonctions furent comme précédemment de menacer sans relâche les forces ottomanes, ce qu’ils firent avec grand succès ?. L'ordre existe encore,
I. DELAVILLE-LEROUX, Cartulaire général des hospitaliers de Férusalem (r100-1310), et Les hospitaliers en Terre Sainte et à Chypre, Paris, 1894 et 1904.
2. DE LA GRAVIÈRE, Les Chevaliers de Malte (1537-1568), Paris, 1887. — DE SALLES, Annales de l’ordre de Malte, Vienne, 1889.