‹ Le pontifical romain (volume 2)Chapitre 222 sur 318 · INTÉRIEUR DE LA BASILIQUE · texte numérisé non relu

INTÉRIEUR DE LA BASILIQUE

conduisaient directement à l’autel et à l’abside, comme on le voit dans les deux basiliques du VI siècle à Ravenne, dans celle de Parenzo, aux Saints Nérée-et-Achillée et Sainte- Marie Majeure à Rome. Dans d’autres basiliques, au contraire, il y avait entre les dernières colonnes et l’abside un large espace en avant ou en arrière de l’autel s’étendant sur toute la largeur de la basilique et formant une véritable nef transversale : c’était le cas de l’ancien Saint-Pierre de Rome et de Saint-Paul-hors-les-murs. Dans ce cas les deux dernières colonnes de la nef supportaient un arc, ordinairement très orné, auquel on a donné le nom d’arc triomphal. Cette nef transversale est considérée d’ordinaire comme l’origine du transept qui paraît plus tard. Ce fut en tout cas ce qui contribua à donner à l’antique basilique la forme de la croix ancienne T . Puis, l’abside et le chevet venant à s’allonger, on obtint la figure de la croix latine Ÿ !,

Les anciennes basiliques, sauf celles de Saint-Clément et de Sainte-Marie in Cosmedin, ne marquent plus d’emplacement spécial pour le chœur des chantres et des clercs en général. À Saint-Clément le chœur, chorus, suggestus, est formé par une enceinte placée en avant de l’autel au sommet de la nef. Ce devait être la place ordinaire des clercs formant la scola cantorum?. Deux ambons y étaient disposés, l’un à droite, l’autre à gauche pour le chant de l’épître et de l’évangile.

Mais il se peut que dans les basiliques de moindre importance, où les clercs étaient peu nombreux, il n’y ait pas eu de chœur proprement dit, la place pour les chantres et les deux ambons entourant immédiatement l’autel, comme on le voit encore dans la basilique des Saints-Nérée-et-Achillée à Rome.

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