‹ Le pontifical romain (volume 2)Chapitre 221 sur 318 · Dict. d’arch. et de lit, 11, fig · texte numérisé non relu

Dict. d’arch. et de lit, 11, fig

3. Le Pontifical romain dit encore des pénitents publics qu’ils sont chassés de l’église le mercredi des cendres, et que pendant tout le carême, ils se tiennent devant les portes de l’édifice, c’est-à-dire à l’emplacement de l’atrium.

4. Voir le plan d’Alfarano excellemment reproduit dans l’ouvrage de R. DE LaASTEYRIE, L'architecture religieuse en France à l’époque romane, fig. 5.

5. Par exemple, à Rome, à Saint-Laurent-hors-les-murs, à Sainte- Marie du Transtévère ; de même jadis à Saint-Sébastien, sur la voie Appienne : H. CHÉRAMY, Saint-Sébastien, Paris, 1925, p. 28-29, 66.

6. Plusieurs basiliques romaines conservent encore leurs cloîtres du XII: siècle : St-Jean de Latran, St-Paul, St-Laurent et les Quatre- Couronnés. L'église de Ste-Cécile a encore son monastère de bénédictines et son cloître intérieur. Cf. KR. P. SINTHERN, Roma Sacra,

1925, pl. 78-83.

L'usage s’introduisit dès lors d’établir ces communautés dans le voisinage immédiat des églises autour desquelles on groupa tous les bâtiments nécessaires à la vie conventuelle. Ils étaient construits généralement sur l’un des côtés de la basilique et disposés autour d’une cour ornée de portiques servant de déambulatoire : ce fut l’origine du cloître monastique, qui reproduisit ainsi dans tous ses détails l’ancien atrium romain avec ses dépendances : le bassin intérieur lui-même se conserva presque partout, sous la forme d’une fontaine, d’une vasque ou d’un puits avec sa margelle !.

La salle principale de la maison romaine, l’œcus ou trichnium, qui ressemblait souvent par ses proportions à une véritable basilique civile, fut de toutes les pièces des maisons romaines celle qui eut le plus d’influence sur la basilique chrétienne ou église proprement dite. Dans l’ensemble des édifices ecclésiastiques c’est désormais le local qui prend le plus d'importance. C’est toujours une salle plus longue que large, rarement à une seule nef, très généralement à trois nefs formées par deux alignements de colonnes parallèles, quelquefois à cinq nefs avec quatre rangs de colonnes, comme à Saint-Paul-hors-les-murs. Très ordinairement la nef centrale plus large que les autres possède aussi une voûte plus élevée qui permet d'aménager des fenêtres entre les colonnes de la rangée supérieure ou au-dessus des colonnes comme à Saint-Laurent-hors-les-murs et à Sainte-Agnès.

La nef centrale conduit à l’autel, derrière lequel est toujours ménagé un espace en hémicycle destiné au clergé : c’est l’abside dont quelques basiliques civiles publiques et privées nous ont déjà fourni l’exemple. En Italie elle a généralement conservé sa destination première de presbyterium, avec le siège de l’évêque au fond.

Dans certaines basiliques les colonnes de la nef centrale

1. Nos bénitiers modernes rappellent de loin le bassin qui ornait l’atrium des anciennes basiliques.

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