‹ Le pontifical romain (volume 2)Chapitre 25 sur 318 · Ordo rom. IX, 4, P. L., LXXVIII · texte numérisé non relu

Ordo rom. IX, 4, P. L., LXXVIII

2. Constit. apost., VIII, 1V, 6, édit. FUNK, Didasc. et Const. apost. I, 472.

3. MIGNE, P. L., CV, 39. D’après ce texte, comme d’après les Constitutions apostoliques, ce sont les diacres qui tenaient l’Évangéliaire étendu.

4. P. L., LVI, 887. — AMALAIRE, dans son De eccles. offictis, II, XIV, P. L., CV, 1092, et le PSEUDO-ALCUIN, De divinis officiis, xxxVIi, P. L.s CI, 1237, ont contesté la valeur de ce témoignage, sous prétexte que le rite n’était pas connu de l'antiquité : nous savons au contraire qu’il est attesté dès le IV® siècle.

prononce la formule consécratoire. Le rite de l’imposition du livre des évangiles accentue la signification traditionnelle de l’imposition des mains. Il montre que tout dans l’ordination épiscopale est œuvre éminemment surnaturelle, que c’est l’opération du Christ en personne. L’évangéliaire est tenu étendu sur l’élu durant toute la fonction pour bien manifester à tous l’intervention de Dieu dans cette action liturgique. Dans toute l’antiquité chrétienne le livre des évangiles représente vraiment la personne même de Dieu : aussi le met-on en place d’honneur aux conciles, dans les tribunaux, pour les simples jugements ; et prêter serment en tenant l’évangile sur sa tête, c’était donner à sa parole une valeur sans égale.

C’est une pensée analogue qui a introduit chez les Syriens un usage, particulièrement intéressant bien qu’il ne soit pas traditionnel : le prélat consécrateur étend d’abord les mains sur les saintes espèces présentes sur l’autel, — car la consécration épiscopale se fait au moment de la communion, — puis il se retourne vers l’élu et lui impose les mains sur la tête, afin, dit un texte ancien, que « l’évêque ayant emprunté au corps et au sang du Christ la vertu même du Christ, le Christ soit présent et que l’Esprit-Saint répande ses dons sur l’ordinand ?. »

L'interprétation de saint Denys, au VI siècle, n’est pas non plus à négliger : « Un rite est particulier aux évêques : on leur place sur la tête le livre des Écritures. De fait, puisque Dieu dans sa bonté confère avec plénitude aux pontifes la science et l’autorité sacerdotales, il convient que l’on pose

1. DUCHESNE, Le Liber pontificalis, t. I, p. 303 : notice du pape Vigile. — CATALANI, De codice sancti Evangelii, 1. III, c. XV. — ST. BEIssEL, S. J. Geschichte der Evangelienbücher in der ersten Hälfte des Mittelalters, Fribourg, 1906, p. 1-5.

2. DENZINGER, Ritus Orientalium, t. I, p. 138-139 ; t. II, p. 90, note *. Cf. RENAUDOT, Perpétuité de la foi sur les sacrements, 1. V, c. x, éd. MIGNE, 1841, t. III, col. 951, 962.

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