‹ Le pontifical romain (volume 2)Chapitre 259 sur 318 · Matth., XXVI · texte numérisé non relu

Matth., XXVI

Dans les documents liturgiques anciens, les Ordines romani et le Liber pontificalis , la patène est désignée comme un plat de larges dimensions ; elle est destinée à recevoir les parcelles du pain consacré, réservées à la communion de l’évêque et des assistants ; d’autres patènes soutenues par des sousdiacres servaient à la fraction des espèces consacrées, par les évêques et prêtres concélébrants. Jadis les patènes avaient également servi, d’après le témoignage du Liber pontificalis ?, pour soutenir les saintes espèces durant leur consécration : c’est ce que relate également la formule de bénédiction de la patène dans les documents anciens : là où nous lisons dans le Pontifical, Oremus… ut consecret et sanctificet hanc

patenam ad confringendum in ea corpus Domini les anciens disaient :

ad conficiendum in ea corpus Domini.

Sur ce point les liturgies gallicanes étaient d’accord avec l’ancien rit romain, saint Germain de Paris au VIS siècle en témoigne dans son Expositio brevis missæ : Patena vocatur

ubi consecratur oblatio quia mysterium eucharistie in commemoratione offertur passionis Domini*.

Mais plus tard, en Gaule, on se conforma au nouvel usage romain, attesté par le Ier Ordo de laisser la patène entre les mains d’un acolyte jusqu’à la fin du canon et de la réserver pour la fraction. Elle servait aussi à la communion du prélat et des assistants à l’autel, mais non pour la communion du peuple. II semble que ce fussent les sacs des acolytes qu’on employait à cet effet. Seul l’Ordo romain VI, du XIe siècle,

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