‹ Le pontifical romain (volume 2)Chapitre 261 sur 318 · LE CALICE DE LA MESSE · texte numérisé non relu

LE CALICE DE LA MESSE

dit que les prêtres prennent des patènes pour distribuer la communion aux fidèles ; et c’est à peu près de cette époque que date la deuxième oraison de notre Pontifical. Omnipotens sempiterne Deus qui legalium.… consecrare digneris hanc patenam in administrationem eucharistiæ.

La bénédiction du calice qui suit celle de la patène appelle également quelques indications sur l’histoire de ce vase sacré. Nous ne connaissons plus depuis longtemps en Occident qu’une sorte de calice ; mais autrefois on en distinguait au moins trois que l’on désignait par différents noms et qui avaient des destinations bien diverses, bien que toutes relatives au saint sacrifice. Les Ordines romani de la messe papale et épiscopale distinguent plusieurs vases, pour le vin de l’offrande d’abord, et ensuite pour le vin consacré.

Au moment de l’offrande les fidèles se présentaient et déposaient entre les mains de l’archidiacre ou du premier diacre leurs amulæ ou petits vases assez semblables à nos burettes, et aussitôt l’archi-diacre versait le vin qu’elles contenaient dans un vase beaucoup plus grand, #7 calicem majorem!; stationarius calix est le nom donné à ce calice par l’Ordo romain de Saint-Amand ? ; les burettes étaient ensuite rendues aux fidèles. Dès qu’il était rempli le grand calice porté par un sous-diacre était vidé dans un vase encore plus vaste que portait un acolyte, scyphus in quo calix impletus refunditur $. L’oblation se poursuivait ensuite, l’archidiacre versant les amulæ dans le calice, d’autres diacres après lui recevant également les amulæ et les versant directement dans le scyphus lorsque le nombre des offrants était considérable : diaconus sequens amulas suscipit et in scyphum manu sua eas refundit, — L’oblation des fidèles terminée le (ou un) cakix

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