PAULIN, Vita s. Ambrostü, 47, P. L., XIV
précieux sang, ainsi que l’indique cette formule ambrosienne :
Corpus Domini nostri Jesu Christi sanguine suo intinctum con-
servet animam tuam….! L’Ordo X de l’Ordinarius pape
indique un autre procédé ? : Tradat ei sacerdos Eucharistiam dominici corporis intincti vino, et vinum tali intinctione sanctificatum in Christi sanguinem transmutatum dicens : Accipe frater viaticum corporis et sanguinis Domini nostri Fesu Christi.
C’est encore l’usage chez les Grecs de communier les mourants sous les deux espèces *. Cette coutume était observée à Cluny au XIIE siècle pour la communion des fidèles, et le pape Pascal II tout en la critiquant en reconnaissait la licéité pour les enfants et les malades 4 ; mais cela supposait évidemment qu’on communiait les infirmes au cours même du saint sacrifice. Plus tard, à Cluny, on se contenta de donner au malade sa part des ablutions 5. Ainsi s’est introduit l'usage actuel qui se constate dès le XVIE siècle. De la même époque date la coutume qui veut que le viatique soit administré au moribond avant l’extrême onction. L’usage constant jusque vers le XIIIe siècle en Occident, comme actuellement encore en Orient, prescrivait au contraire lPadministration de l’extrême onction avant la communion. C’est encore l’ordre prescrit au XIVE siècle dans l’Ordinaire papal, d’où a été extrait l’Ordo de notre Rituel : c’est pourquoi notre Ordo porte encore les traces de la coutume ancienne : la récitation du Confiteor était suivie jadis de la formule d’absolufion des censures et des péchés, et préparait l’extrême onction.