ÉPILOGUE
et il inscrivait en titre de son formulaire : Ordo ad concilium seu synodum celebrandum. C’est ce qui est devenu pour nous l’Ordo ad synodum du IIIe livre de notre Pontifical.
Il débute par une déclaration prononcée par le président au nom de toute l’assemblée, et prenant l'Esprit de Dieu à témoin qu’on se réunit sous sa protection afin d’apprendre de Lui à mieux régler toutes choses dans le domaine ecclésiastique : on lui demande en grâce de maintenir la paix et la bonne entente dans les délibérations.
Adsumus Domine sancte Spiritus.… doce nos quid agamus… junge nos tibi…. ut Ssimus in le unum.
C’est ainsi que, dès le VII® siècle, débutaient les conciles nationaux d’Espagne. Car on a conservé l’Ordo de concilio celebrando arrêté au IVe concile de Tolède, et sa première formule de prière est notre Adsumus Domine!. Quatre des oraisons qui suivent dans notre Pontifical se lisent également dans cet antique Ordo.
Quel que soit l’intérêt des prescriptions à observer dans la tenue des conciles et synodes, il faut avouer que la question relève plutôt du Cérémonial des évêques d’une part, et, de l’autre, de l’histoire des conciles. C’est aussi le Cérémonial qui règle le protocole de la réception des grands, et la visite des paroisses.
Les pièces insérées par Benoît XIV dans le supplément du IIIe livre sont là pour la commodité des célébrants ; elles n’ajoutent rien d’essentiel aux rites des ordinations qu’elles reproduisent tous, en les mettant au singulier. :. Le scrutin ou examen célébré jadis lors de la consécration des évêques est conservé pour mémoire, bien qu’il ne soit plus employé. Il en a été fait mention ci-dessus à propos du sacre épiscopal.
Au baptême des enfants, et surtout à celui des adultes,
1. CARDINAL PITRA, ©. S. B., Analecta novissima, 1885, t. 1, 87 et suiv. — Texte complet dans MANsi, Conc. coll., 1, 10-14.