Ordo rom. XIV, 105, 106. P. L., LXXVIII
pressés dans leurs désirs ; la coutume leur accorda à tous indistinctement, et aux abbés avec eux, ce qui au siècle précédent n’était octroyé qu’à titre d’exception. Le Pontifical de Durand de Mende fit définitivement entrer dans les rites officiels du sacre épiscopal la bénédiction de la mitre et sa tradition ; et de même celles des gants épiscopaux.
Il n’y avait plus de raison de s’arrêter dans la voie des emprunts à l’Ordo du pape.
Le rite de l’intronisation paraît également dans le texte de Durand de Mende!, et s’est par là-même généralisé ; mais il semble bien qu’il soit antérieur à cette époque et que plusieurs églises l’aient observé, notamment en Angleterre. Le Pontifical du XIIIe siècle lui a donné sa forme définitive et l’a fait suivre immédiatement d’un autre usage emprunté directement à l’Ordo papal, celui de la bénédiction du peuple pendant le chant du Te Deum. À Rome le pape entouré de tout son cortège passait dans les rangs des fidèles : tous demandaient la bénédiction, à laquelle ils répondaient par d’enthousiastes acclamations : ef omnes scholæ flagitant ab eo benedictionem : quo benedicente, respondent ei omnes cum strepitu, Amen?. Et de suite les chants reprenaient, et les louanges, cantantium laudem*, et les invocations aux saints protecteurs de Rome, à commencer par le Saint-Sauveur, titulaire et patron du Latran: Salvator mundi ! R]. Tu illum adjuva. — Sancta Maria! R}. Tu illum adjuva. — Sancte Petre! KR}. Tu illum adjuva #. Ces laudes avaient suivi immédiatement le sacre, elles se répétaient avec la même ardeur à la fin de la messe.
I. CATALANI, Pontificale rom. comm. orn., Paris, 1850, I, 382, d’après le ms. 4744 du Vatican.