‹ Le pontifical romain (volume 2)Chapitre 48 sur 318 · CÉLÉBRATION DU NATALIS · texte numérisé non relu

CÉLÉBRATION DU NATALIS

Ad gloriam, Domine, tui nominis annua festa repetentes sacerdotalis exordii, hostiam tibi laudis offerimus…

Oblation du saint sacrifice au jour où l’on célèbre ensemble lPanniversaire de l’entrée dans l’ordre épiscopal, sacerdotalis exordi, selon l’acception ancienne du sacerdotium. Tout en commun : offerimus !

Da quæsumus, omnipotens Deus, ut in tua spe et caritate sincera sacrificium tibi placitum deferamus et plebis et presulis1!

Souci du peuple chrétien confié à la garde de l’évêque, soin du troupeau dont le pasteur devra répondre au jugement de Dieu, joie qui sera sa récompense éternelle à la vue du bonheur de toutes les âmes qu’il aura aidées à se sauver : ce sont les pensées qui remplissent les anciens textes liturgiques, notamment cette formule prise au grégorien? et devenue plus tard une bénédiction pour le jour du natahs des évêques :

Deus qui populis tuis indulgentia consulis et amore dominaris, da. ut de profectu suarum ovium fiant gaudia æterna pastorum. — « Que les progrès du troupeau fassent pour l'éternité le bonheur des pasteurs! » — Atque in eum affectum dirige cor plebis et præsulis, ut nec pastori obedientia gregis, nec gregi desit unquam cura pastoris !

C’est indiquée, en termes léoniens 4 et de la façon la plus

1. Sacramentaire gélasien, Vat. 316, I, cI. WILSON, p. 154 Sacramentaires de Gellone, bibl. nat. lat. 12048, et d’ Angoulême, 1b. 816. Cf. Sacramentaire léonien, sept, XXVIIII. FELTOE, p. 123, 129.

2. Sacramentaire grégorien : in natali papae. Éd. WILSON, p. 119.

3. Bénédiction in anmiversario pontificis, d’après un sacramentaire du IX® siècle. PAMELIUS, Liturgicon, reproduit dans P. L., CXXI, 882. Sacramentaire de Gellone, Bibl. nat. lat. 12048, fo 165.

4. Cette bénédiction répète textuellement la finale de la formule Deus dierum du léonien. FELTOE, p. 128.

touchante la condition du salut pour tous : la docilité constante du troupeau à la voix du pasteur d’une part, et de l’autre les soins incessants assurés au troupeau par le pasteur vigilant et zélé. Toute la charge pastorale est ainsi caractérisée par la confiance réciproque et la coopération à la même œuvre du salut. L'Église ne pouvait exprimer de souhait plus pratique que de voir le nouvel évêque réaliser pleinement le but dernier de sa vie de dévouement. Elle le fait dans la dernière oraison du sacre épiscopal, comme elle le faisait déjà dans les mêmes termes au XIIIe siècle ; elle le fait constamment pour le pape quand elle prie pour lui, elle le fait encore pour les évêques comme pour le pontife suprême au jour de leur anniversaire d’élection et de consécration :

Deus omnium fidelium pastor et rector, hunc famulum tuum quem Ecclesie tuæ præesse voluisti, propitius respice ; da ei, quæsumus, verbo et exemplo quibus præest proficere, ut ad vitam, una cum grege sibi credito, perveniat sempiternam. Per Christum Dominum nostrum. Amen.

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