‹ Le pontifical romain (volume 2)Chapitre 47 sur 318 · SAINT LÉON, Serm. II, 2, III, 1. P. L., LIV · texte numérisé non relu

SAINT LÉON, Serm. II, 2, III, 1. P. L., LIV

Le natalis avait aussi sa réunion liturgique, sa synaxe eucharistique au cours de laquelle on chantait «le psaume du sacerdoce », Dixit Dominus Domino meo, Furavit Dominus et non pœnitebit eum, Tu es sacerdos in æternum!.

La lecture évangélique de la messe était celle-là même que nous entendons encore à la fête de la chaire de saint Pierre, le vrai natalis épiscopal de l’Apôtre : lecture bien appropriée qui est celle du texte de saint Matthieu (chapitre xvi®), relatant la confession de foi apostolique et la déclaration de la suprématie assurée à saint Pierre ?. Selon l’usage, le pontife prononçait ensuite l’homélie, qui commentait la parole évangélique. Les cinq premiers sermons de saint Léon nous apportent un écho authentique et extrêmement vivant de ces homélies prononcées devant le peuple de Rome en cette circonstance. Ils nous font réellement assister à la fête ; pour qu’elle soit complète, il suffit de relire les formules que les divers sacramentaires assignent à la messe du nafalis du pape, ou à celui des évêques. Nous connaissons déjà l’une des plus expressives, où l’on voit l’assemblée tout entière s’unir intimement à l’oblation de son pontife. C’est lui-même qui se fait l’interprète de la pensée de tous, de la façon la plus simple, mais la plus caractéristique :

Quam oblationem totius mecum gratulantis ecclesiæ, tu Deus in omnibus… [acceptabilem facere digneris… *] « Faites, Seigneur, que vous soit de tout point agréable cette oblation qui représente les vœux de toute cette église fondue avec moi dans la même action de grâces! »

À relever encore dans l’ancien gélasien du VIe siècle ces formules reproduites également du léonien, et employées soit pour le pape, soit pour les simples évêques.

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