‹ Le pontifical romain (volume 2)Chapitre 9 sur 318 · III. — RECONNAISSANCE DE L’ÉLECTION · texte numérisé non relu

III. — RECONNAISSANCE DE L’ÉLECTION

Le jour où s’introduisit l’abus de l'investiture, il lui fallut sévir, et opposer son autorité à ces empiètements des grands. Non contents d'imposer des créatures de leur choix, ils prétendaient leur remettre la crosse et l’anneau, symboles du gouvernement des âmes. Les rôles étaient renversés : tandis que les évêques devaient être élus par le clergé et le peuple, avec approbation du métropolitain et consentement du prince, « désormais, remarquait le cardinal Humbert ?, c’est le pouvoir civil qui est le premier dans l’élection et la confirmation ; viennent ensuite bon gré mal gré le consentement du clergé et du peuple, et, pour terminer, la décision du métropolitain. Mais en quoi les laïcs ont-ils le droit de disposer de la grâce pontificale et pastorale, d’investir par le bâton et l’anneau par lesquels s’achève et se fortifie la consécration épiscopale ? » Après semblable investiture par le roi ou le seigneur, clergé, peuple, métropolitain n'avaient qu’à s’incliner . Sans doute le prélat devait, au moment de se présenter à son consécrateur, se dessaisir un instant de la crosse et de l’anneau qu’il avait reçus in-

1. E. ROLAND, Élection des évêques, dans Dictionnaire de Théologie catholique. — A. FLICHE, La réforme grégorienne, Louvain, 1924, t. I, p. 6-8.

. 2. CARDINAL HUMBERT (vers 1050), Adyersus simoniacos, P. L. CXLIII.

3. À. FLICHE. Études sur la polémique religieuse à l’époque de Grégoire VII. I. Les Prégrégoriens. Paris, 1916, p. 221-223. — LE MÊME, La réforme grégorienne, t. I, p. 17-23.

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