ADMONITIONS
et ideo agnoscite officium vestrum ut adimpleatis illud : potens enim est Deus, ut augeat vobis gratiam.
Pontifical.
Electi, filii carissimi, ut sitis lectores in domo Dei nostri, officum vestrum agnoscite et implete.
Potens est enim Dominus ut augeat vobis gratiam perfectionis æternæ.
Le texte ancien nous explique le sens du terme electi adressé aux futurs lecteurs : non seulement il y a eu choix, mais la communauté chrétienne a eu sa part dans la désignation et Papprobation des candidats. Nous rencontrerons plus loin un usage romain analogue à celui-là et contenant des détails pris sur le vif.
Cette première phrase de nos admonitions ne constitue qu’un préambule. La seconde a beaucoup plus d’importance puisqu’elle détaille par le menu les attributions de chacun des trois ordres inférieurs :
« Au portier il appartient de sonner la cloche, d'ouvrir l’église et la sacristie et, — de présenter le texte à celui qui prêche. — Au lecteur est réservé le droit de lire, de chanter les leçons, de bénir le pain et les fruits nouveaux. — À l’exorciste revient le privilège de chasser les démons... »
Les anciens documents, comme le Pontifical du X® siècle, reproduisaient ainsi ces paroles les unes à la suite des autres, sous le titre caractéristique de «fonctions des sept degrés de la hiérarchie » ordo de septem gradibus ecclesie *. Plus tard, quelques recueils, l’Ordinaire du pape en particulier, inscrivaient, au début de chaque ordination, la formule relative
1. HITTORP, De div. ecclesiæ offictis, 1610, p. 95. Cf. MARTÈNE, De ant. eccl. rit., I, c. VIII, a. XI, ord. 2, 3.
aux différents ordres. Finalement ces courtes phrases sont entrées dans le texte des admonitions comme nous les lisons au Pontifical.
Impératives et concises à la façon des décisions canoniques, elles nous renseignent exactement sur les attributions des différents ordres mineurs. Ces fonctions ont quelque peu varié dans la suite des âges, et c’est là, nous allons le voir, ce qui a introduit de légères modifications dans les rites mêmes de la coliation de ces ordres.
Il va de soi que les offices, réservés primitivement aux trois degrés inférieurs de la hiérarchie, sont ceux qu’indiquent leurs noms respectifs de portiers, lecteurs, exorcistes. Bien qu’ils n’aient pas de relation directe avec le saint sacrifice, ces offices, remarque saint Thomas !l, ont originairement pour objet spécial de veiller aux personnes qui ne peuvent pas encore participer à la sainte communion : ils ont, soit à les écarter, soit à les préparer, soit enfin à les délivrer du démon : au portier en effet il appartient essentiellement de chasser les infidèles et les indignes ; au lecteur, d’instruire en particulier les catéchumènes ou aspirants au baptême ; à l’exorciste enfin, de délivrer les possédés du démon pour les rendre aptes à la réception des sacrements.
OSTIARIUM oportet percutere cymbalum (et campanam),
aperire ecclesiam et sacrarium,
et librum aperire e1, qui prædicat.
« Au portier il appartient de sonner la cloche, d'ouvrir l’église et la sacristie et de présenter le texte à celui qui prêche. »
La fonction principale des portiers, ostiarii où janitores,