AVIS AUX CLERCS
l’eau pour le lavement des mains. C’est de là que l’usage s’est introduit dans le Pontifical romain !.
Pour les trois ordres mineurs les admonitions du début contiennent, à la suite de l’énumération des fonctions liturgiques, une série d’avis sur la manière de les exercer. On en a emprunté le texte à la lettre de S. Isidore de Séville, à laquelle lPancien Corpus Juris accordait un grand crédit ?. Ce sont des avertissements d’ordre pratique et moral que suggère la pensée des offices confiés aux nouveaux clercs. Tous doivent désormais prêcher d’exemple : les simples portiers le feront en bannissant de leur temple intérieur toute influence diabolique, pour n’en livrer l’entrée qu’au Seigneur : claudatis diabolo et aperiatis Deo ; l’idée et l’expression sont inspirées de saint Cyprien de Carthage en son commentaire sur l’Oraison dominicale.
Aux lecteurs, qui dans l’exercice de leur fonction, sont placés bien en vue au-dessus de tous, 7 alto loco ecclesiæ stetis, ut ab ommibus audiamini et videamimi, il convient de montrer à tous le modèle d’une vie sainte, cunctis cælestis vitæ formam præbeatis; et c’est encore à saint Cyprien qu'est empruntée cette noble pensée : lectores… 1n loco altiori constitui ubi ab omni (fraternitate) circumstante conspecti, incitamentum gloriæ videntibus præbeant *. Ce locus altus de notre Pontifical, ou locus altior, que saint Cyprien appelait pulpitum id est tribunal ecclesie, est ce que nous connaissons mieux sous le nom d’ambon, ainsi appelé parce qu’il fallait monter pour y accéder (ävafaivw). Le Concile de Laodicée de 371 (canon 15) faisait du droit de paraître à l’ambon, l’un des privilèges des lecteurs-chantres.
1. Cf. Dom TH. MicHeLs, Eine unerklärte Stelle im rom. Weiheformular des Exorcisten, dans Sahrbuch f. Liturgiew. de Maria Laach, V, 1926, Pp. 147-150.