IV. — LES INSIGNES
La tradition des insignes. — Le rite essentiel de l’ordination des portiers, lecteurs et exorcistes suit immédiatement les admonitions : c’est /a tradition des insignes relatifs aux fonctions de chacun de ces ordres. Les théologiens ont eu raison d’y voir l’essence même des ordinations mineures ; elle en forme probablement le rite primitif. On trouve déjà l’indication dans les Statuta ecclesiæ antiqua, d’où elle est passée dans les documents liturgiques. Dans l’ancien rituel romain, la tradition d’objets sacrés paraît aussi comme l’essentiel de l’ordination des acolytes et sous-diacres : il devait en être de même pour les degrés inférieurs. Seules les formules de notre Pontifical, qui accompagnent ces traditions d’instruments, sont sans doute d’origine gallicane, ainsi que les deux prières qui suivent. Les unes et les autres sont en usage en France dès leWITIS "siècle T.
1. Missale Francorum (P. L., LXXII, 317-319) et Sacramentaires gélasiens du VIII siècle ; Sacramentaire grégorien de D. H. MÉNARD, tributaire des précédents, P. L., LXXVIII.