ANCIEN RITE D'ORDINATION
et dégagées de la chasuble, foras planeta, selon l’Ordo romain, ou, d’après le texte parallèle, sur les plis de cette planeta, super planeta, qu’il reçoit le calice. Ensuite le cérémonial est identique à celui de l’acolyte : prostration et prière récitée par l’évêque, ut supra diximus, c’est-à-dire comme pour l’acolyte :
Intercedente beatc et gloriosa semperque virgine Maria et beato apostolo Petro, salvet et custodiat et protegat te Dominus 1.
Nous avons en la lettre liturgique de Jean diacre un témoi-
gnage analogue datant du VIE siècle : Subdiaconatus.. hic apud nos ordo est, ut accepto sacratissimo calice, in quo consuevit pontifex Dominici Sanguinis immolare mysterium, subdiaconus jam dicatur ?.
C’est, dit ce diacre romain, l’usage courant à Rome : simple tradition du calice qui sert à la messe du pape ; après cela le candidat est compté officiellement parmi les sous-diacres : naturellement, il n’est pas question de consécration.
L'usage gallican, attesté par les Sfatuta de l’église d’Arles, n’est pas essentiellement distinct : il coïncide exactement sur le point principal, la porrection du calice auquel s’ajoutent la patène, la burette d’eau et le manuterge *. Mais il y a une précision qu’il convient de signaler dès maintenant comme soulignant nettement la différence entre le sous-diaconat et les deux autres ordres majeurs :
Subdiaconus cum ordinatur, quia manus impositionem non accipit, patenam de episcopi manu accipiat vacuam,
1. L’Ordo cité plus haut remplace cette formule archaïque par la bénédiction gallicane Domine sancte.. benedicere digneris, que nous lisons encore au Pontifical.