‹ Le pontifical romainChapitre 131 sur 240 · JEAN DIACRE, Epist. ad Senarium, 10. P. L., LIX · texte numérisé non relu

JEAN DIACRE, Epist. ad Senarium, 10. P. L., LIX

3. Le VIII Concile de Tolède, canon 6 (VII® siècle), dit aussi que, selon l’usage ancien, les sous-diacres sont ordonnés par la porrection des vases sacrés.

et calicem vacuum ; de manu vero archidiacom accipiat urceolum cum aqua, et aquimanili ac manutergio.

Pour bien saisir la portée de ce décret des Sfatuta, il faut se souvenir que les degrés hiérarchiques y sont enumérés selon l’ordre décroissant, de l’épiscopat au dernier des ordres mineurs. Aussi est-ce après avoir énuméré les rites des ordinations majeures où l’on parle de la bénédiction par imposition des mains, que l’on précise ce qui tient lieu de bénédiction pour les sous-diacres et les autres ministres inférieurs. Dans l’ancien rit romain, nous voyons la même distinction : tandis que les diacres et prêtres reçoivent une vraie consécration, les sous-diacres et acolytes reçoivent leurs pouvoirs et dignité par la seule tradition des instruments : la prière qui suit ne fait que recommander à Dieu les nouveaux ordinands. De même en est-il dans les Séafuta et dans tous les documents qui s’en sont inspirés. Cela nous donne le sens vrai des formules de notre Pontifical pour l’ordination des sous-diacres.

En second lieu, les Srfatuta se rencontrent avec le rit romain authentique sur la question de la tradition du cahce, et ils omettent la mention des litanies. Aujourd’hui le chant des litanies précède l’ordination des sous-diacres ; ceux-ci par conséquent partagent avec les futurs diacres et prêtres, avec qui ils sont confondus pour un moment, le bénéfice de cette supplication. Mais ceci est relativement moderne, surtout dans l’usage romain. Nous avons, au IX® siècie, une attestation formelle, de la part du grand liturgiste Amalaire, sur le privilège exclusif qu’ont les prêtres et les diacres de participer à la supplication solennelle de la litanie. Amalaire, s’appuyant sur le témoignage d’un opuscule ancien, qu’il cite sous le nom d’Ambroise, rappelle que les ordres inférieurs au diaconat ne sont pas conférés devant l’autel, et n’ont pas droit à la prière que l’on récite prosterné, c’est-à-dire aux litanies :

Juxta verba Ambrosi intelligimus subjectos ordines diacono et presbytero non debere ordinationem accipere

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