‹ Le pontifical romainChapitre 141 sur 240 · TRADITIONS D’INSIGNES · texte numérisé non relu

TRADITIONS D’INSIGNES

ments sont d’introduction assez récente. La mappula ancienne, devenue notre manipule, était comme maintenant à l’usage pratique de tous les ministres de l’autel : sorte de serviette que l’on portait dans la main gauche pour s’essuyer le visage, ou que l’on repliait sur l’avant-bras, comme se porte le manipule actuel. Le Pontifical du Xe siècle le fait remettre au sous-diacre, le jour de son ordination.

La tradition de la tunique ne paraît que plus tard ; ce vêtement ne se distinguait pas à l’origine de l’aube ou tunique de lin, commune à tous les clercs majeurs. Saint Grégoire a rappelé aux sous-diacres qu’ils n’ont pas droit à autre chose. On n’a orné davantage ce vêtement que du jour où les sousdiacres, se rapprochant de plus en plus des diacres, ont participé à leur privilège, tout romain, de porter la dalmatique : car la tunique, comme la tunicelle que revêt l’évêque à la messe pontificale, n’est qu’un dédoublement de la dalmatique fait sur son modèle pour assimiler le plus possible à l’extérieur le sous-diacre au diacre.

La tradition de l’épistolier n’a pas non plus pour elle d’attestation très ancienne. Elle date sans doute de l’époque de Durand de Mende. Pourtant la coutume de réserver aux sous-diacres la lecture de l’épître est plus ancienne, attestée qu’elle est, dès le IX® siècle, par l’Ordo romain. Amalaire a trouvé bon de protester contre cet usage : au moins la raison qu’il a mise en avant a-t-elle son intérêt : Miror

qua de re sumptus usus in ecclesia nostra, ut subdiaconus frequentissime legat lectionem ad missam, cum hoc non reperiatur in ministerio sibi dato in consecratione commissum, neque ex litteris canonicis, neque ex nomine suo\.

Rien, selon cet auteur, n’établit ce privilège des sous-diacres, ni le texte de leur ordination, ni aucune règle canonique, ni même leur dénomination de sous-diacres, qui ne fait allusion qu’à leur service à l’autel.

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