‹ Le pontifical romainChapitre 140 sur 240 · Reproduit en Appendice, II, p · texte numérisé non relu

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de laudes ; et c’est à lui d’annoncer l’alleluia le samedi saint.

On pense reconnaître, mais à tort, un écho de ces anciennes fonctions de chantre dans l’une des formules qui accompagnent la tradition des vêtements à la fin de l’ordination. Il s’agit de l’amict qui est remis au nouveau sous-diacre : Accipe amictum, per quem designatur castigatio vocis, dit l’évêque en imposant l’amict sur la tête de l’ordinand. Le rite est assez récent : il se rencontre, pour la première fois, chez Durand de Mende. L’expression est empruntée à Amalaire, qui parle bien de l’amict, mais sans relation spéciale avec le sous-diaconat : Per amictum, dit Amalaire, intelligimus

custodiam vocis, de qua psalmista dicebat… : Posui ort meo custodiam… Amictus ideo dicitur, quia circumjicitur ; in isto primo vestimento, admoneatur castigatio vocis À.

L’amict est donc, selon Amalaire, un ornement qui signifie la garde, la surveillance que l’on doit imposer à ses paroles. La prescription est d’ordre général, et n’implique aucune relation avec le chant, elle fait si peu allusion à une fonction spéciale des sous-diacres, que le même Amalaire protesie contre l’usage, anti-traditionnel selon lui, de faire chanter lépître à la messe par un sous-diacre ?.

Avec l’amict, qui leur apprend à exercer sur leur parole et leur voix un contrôle de tous les instants ?, les sous-diacres reçoivent le manipule, puis la tunique : le manipule qui désigne « les bonnes œuvres », la tunique, « vêtement de joie et d’allégresse ». Le symbolisme est tout simple et tout naturel ; les formules qui l’indiquent comme la tradition de ces vête-

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3. P. Opo Casez, Castigatio vocis, dans Yahrbuch f. Liturgiew., 1928, p. 139-140, voit dans cette invitation à surveiller ses paroles un souvenir d’un usage antique qui imposait le même silence au cours des sacrifices.

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