INSIGNES DES DIACRES
ecclesiæ, dalmaticarum fecit habitu præeminere ; et encore saint Grégoire le Grand à l’évêque de Gap et à son archidiacre!. Le même privilège avait été également concédé aux diacres de Ravenne.
L’Ordo romain VIII confirme l’usage de Rome : il y est dit que le diacre est revêtu de la dalmatique aussitôt après sa consécration : séat ad dexteram episcoporum jam indutus dalmatica.
Les sacramentaires anciens n’ayant aucune rubrique, il n’est pas surprenant qu’ils négligent de mentionner ce détail. Quant aux documents gallicans (Missale Francorum) et romainsgallicans (gélasiens, grégorien de Ménard, pontificaux anglais), ils l’omettent pour la bonne raison que la dalmatique n’était pas en usage pour les diacres en dehors de Rome, au moins d’une manière générale. Grâce à l’Ordo ou pontifical du Xe siècle, qui reproduit sur ce point l’Ordo VIII, la tradition de la dalmatique, rite purement romain à l’origine, s’est introduite dans la liturgie latine, dans le Pontifical des papes, dans celui de Durand, et dans le nôtre. Notons que l’usage général de la dalmatique pour les diacres et même pour les évêques, ne date guère que de la fin du IX® siècle ?.
Dans la tradition de l’éfole, au contraire, nous avons affaire à un rite gailican, attesté par Amalaire au IX® siècle : Solam accipit diaconus quando ordinatur ab episcopo ?. On trouve la cérémonie dans les documents qui avaient cours en France et en Angleterre aux IX° et X° siècles. Le rite n’était pas en usage à Rome ; aussi l’Ordo VIII n’en dit-il mot. Cependant les diacres romains portaient, dans les cérémonies, un ornement qui devait ressembler de très près à ce que fut primitivement l’étole. Le décret de Silvestre dit qu’ils devaient avoir la main