‹ Le pontifical romainChapitre 150 sur 240 · AMALAIRE, De eccl. off., 1. II, 20. P. L., CV · texte numérisé non relu

AMALAIRE, De eccl. off., 1. II, 20. P. L., CV

gauche recouverte d’un pallium linostinum, sorte de serviette ou de mouchoir, (comme la mappa ou mappula devenue plus tard le manipulum,) destinée à s’essuyer le visage. Dans la vie privée, cet objet de toilette était très commun, surtout dans la classe aisée ; on Jui donnait souvent le nom de orarium (de os, visage), qui passa dans l’usage liturgique. Dans la vie commune, l’orarium se portait à la main ou sur le bras gauche comme la mappula, quelquefois sur l’épaule gauche, ou même autour du cou, et toujours par dessus le manteau ou la tunique. C’est ainsi que les anciennes représentations figurées montrent toujours les diacres portant l’étole sur l’épaule gauche et par dessus la dalmatique, comme le font encore les Grecs. Le nom de sfola, qui a remplacé assez malencontreusement dans l’usage liturgique l’ancien terme orarium, s’appliquait au vêtement des grandes dames romaines, comme le nom de toga à celui des citoyens romains ; il désignait tout autre chose que l’orarium des diacres. C’est au IXe siècle seulement que s’introduisit l’usage d’appeler ainsi l’orarium. Rhaban Maur préfère le terme consacré par l’antiquité, quoique, dit-il, on lui ait substitué le nom d’étole, licet hoc quidam STOLAM vocent !, Le symbolisme que lui ont attribué les auteurs du moyen âge est quelque peu fantaisiste. Le Pontifical des Papes au XIVE siècle conservait encore une formule de tradition qui avait le mérite de bien caractériser la destination primitive de l’orarium : Accipe stolam candidam de manu Domini, ab omnibus vitiorum sordibus purificatus… Celle de notre Pontifical vient de l’Ordo en usage au X°® siècle. La tradition du livre des évangiles n’est pas plus ancienne : ni les documents romains ni les gélasiens n’en parlent : elle paraît venir d’Angleterre, où l’on en constate l’existence vers la fin du IX® siècle. | Tout autre est le caractère éminemment traditionnel de l’imposition des mains. Mais nous devons nous arrêter d’abord

1. RHABAN MAUR, De clericorum institutione, 1, 19. P. L., CVII, 307.

aux cérémonies préparatoires : elles revêtent déjà dans l’ancien rit romain, une importance toute spéciale et une solennité inconnue pour les ordres inférieurs.

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