‹ Le pontifical romainChapitre 154 sur 240 · DUCHESNE, Orig. du culte chr., Appendice · texte numérisé non relu

DUCHESNE, Orig. du culte chr., Appendice

dans l’Ordo du X° siècle et de là dans notre Pontifical à l’ordination des diacres, où il fait un peu double emploi avec les litanies. C’est le texte qui débute par ces paroles expressives :

Commune votum, communis oratio prosequatur, ut hi totius Ecclesiæe prece Leviticæ benedictionis ordine clarescant.… « Unissons nos vœux et nos supplications pour que, par l’intercession de toute l’Église, ces ordinands brillent de la grâce des diacres… »

Ce n’est qu’un invitatoire, et primitivement il précédait la bénédiction finale. Mais peu importe : on y reconnaît la même inspiration. C’est toujours, dans cette formule de rédaction gallicane, la même idée de l’Église entière se réunissant pour prier et réalisant ce principe si bien exposé par saint Léon, de l’efficacité spéciale de la prière « catholique » :

Quamois enim pulchrum sit atque laudabile ut singula guæque membra corporis Christi propriis ornentur officiis, excellentioris tamen est actionis sacratiorisque virtutis, cum IN UNUM PROPOSITUM PIÆ PLEBIS CORDA CONCURRUNT !.

Il faut rapprocher de ce passage celui de son sermon IVe, prêché au jour de son Natale, ou anniversaire de consécration épiscopale, sur la part que doit prendre l’Église entière à l’ordination de ses ministres. C’était une idée très romaine, que le peuple tout entier devait assister à la consécration solennelle de ceux que la Providence lui donnait comme les ministres ordinaires des grâces célestes : « L'Église de Dieu, disait saint Léon, possède une hiérarchie à plusieurs degrés qui fait sa gloire, et assure, par la diversité des membres, l'unité du corps mystique. Mais tous, fidèles et ministres sacrés, nous ne faisons qu’un ; et parmi nous les différentes attributions ne créent pas des distinctions telles, que les fidèles du rang le plus humble perdent leur union avec le chef

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