ANCIENS RITES D’ORDINATION
presbyterum. Le baiser de paix, reçu de l’évêque et des prêtres, vient conclure la cérémonie, afin de marquer que le nouveau prêtre est reçu dans la hiérarchie ecclésiastique.
Dans l’Ordo de Saint-Amand, même laconisme 1, C’est aussi larchidiacre qui présente les vêtements aux ordinandés :
Archidiaconus induit orarios (les étoles) et planetas ad presbyteros et 1iterum ducit eos ante pontificem et accipiunt orationem presbyteri ab ipso. Ipsa expleta, ducit eos archidiaconus osculando per ordinem (ad) episcopos, deinde presbyteros….
L’'Ordo IX, qui est peut-être un peu plus récent que le VIIIe de Mabillon, complète ces données ; il ajoute la mention explicite de l’imposition des mains que l’Ordo VIII négligeait de rappeler ; c’était pur oubli, car il est certain que l’imposition des mains était usitée à Rome pour les prêtres comme pour les diacres et les évêques. Saint Jérôme, le pape saint Innocent Ier et saint Léon l’attestent de la façon la plus formelle.
Le IX Ordo introduit de plus une modification à l’ancien cérémonial : jusqu'ici l’on considérait comme rite préparatoire à l’ordination la tradition de la chasuble, vêtement caractéristique des prêtres. Désormais cette tradition est reléguée à la suite de l’imposition des mains et de la consécration sacerdotale : elle entre dans la fonction comme l’un des éléments de l’ordination. C’est ce que témoignent les documents plus récents qu’a suivis notre Pontifical.
Au noyau primitif mentionnant uniquement les rites essentiels religieusement conservés depuis, les textes gallicans ont ajouté comme à l’habitude, leurs traditions particulières, qui ont fini par entrer dans le rit romain à la suite des pontificaux du X® siècle. De ce nombre sont l’avertissement du début adressé au peuple, Ouoniam fratres carissimi, et l’admonition, véritable homélie, destinée aux ordinands, Consecrandi filii dilectissimi…