Lib. pont., 1, 169, et
3. 11° Conc. de Séville, de 619, c. 7, MaANSi, Conc. coll., X, 559.
POUVOIR DE CONCÉLÉBRER 245
Si les pouvoirs sacerdotaux restaient ainsi liés, ils avaient du moins à s’exercer partout où le rite de la concélébration était observé !. On ne peut pas dire que l’usage en fut général. On en possède des attestations certaines, d’autres simplement probables ; on est surpris qu’il y soit fait si rarement allusion dans les documents des premiers âges, dont par ailleurs certains passages semblent même en exclure l’idée. Quoi qu’il en soit de l’Orient où il est encore en honneur ?, pour Rome, il n’y a guère de doute que l’usage n’ait été constant aux origines, ainsi que le laisse entendre la Traditio apostolica. Nous connaissons déjà la mention du Liber pontificahis, à propos du pape Zéphyrin *. Il y est question « des patènes de verre que les ministres devaient tenir devant chacun des prêtres participant au saint sacrifice ». Le canon de la messe était chanté, on le sait par ailleurs 4, et chacun des concélébrants le disait à haute voix ; « la consécration ainsi faite » (et chaque prêtre s’étant lui-même communié), l’évêque envoyait aux prêtres d’autres parcelles consacrées, pour les distribuer au peuple. — D’après l’Ordo romain Ier (48), aux fêtes de Pâques, de la Pentecôte, de Saint Pierre et de Noël (de l’Épiphanie et de l’Ascension, ajoute l’Ordo de St-Amand), les cardinaux prêtres concélébraient encore vers le IX£ siècle : le texte est formel ; la description ressemble du reste à celle du Liber pontificalis, sauf que des corporaux remplacent les anciennes patènes de verre : per has quatuor solemnitates,
habent colligendas presbyteri cardinales, unusquisque Lenens corporalem in manu sua. ; et accedente pontifice ad altare, dextra lævaque circumdant altare, et SIMUL
1. J. M. HANSssENs, S. J., De concelebratione eucharistica, dans Periodica de re... liturgica, XVI, 1927-1928.
2. Dom PL. DE MEESTER, De concel. in ritu byzantino, dans Ephem. hiturg., 37, 147-154.