Deveccles \ofhcens, 1: 12. VP: 00 (CV, TOT
2. Gratiani Decretum, p. 111, De consecr. : dist. I, ©. LIX. — C. ATCHLEY, Ordo romanus primus, Londres, 1905, p. 114. Cf. p. 148, le texte de l’Ordo I.
3. S. Th., 111, q. 82, a. 2. — I] semble qu’à Rome on ait ignoré cet usage, sauf toutefois à l’époque primitive où les prêtres entourant lPautel concélébraient toujours avec le pontife : l’Ordo I dit en effet qu'après son ordination le nouveau prêtre prend place au milieu des autres prêtres et partage par, conséquent leurs prérogatives.
4. J. M. HANSSENS, De concelebratione eucharistica ; de sacramentalh concelebratione in ordinatiomibus.
POUVOIR DE CONCÉLÉBRER 247
Le droit et l’usage de la concélébration s’étendaient, d’autre part, bien au-delà du sacrifice de la messe. On la retrouvait dans toutes les formes du culte, surtout au cours de l’administration des sacrements. La préparation même des saintes huiles et de l’huile des infirmes réclamait la coopération des prêtres : aujourd’hui encore, où cet antique usage de la concélébration est bien oublié, ia consécration des huiles au jeudi saint exige la présence de douze prêtres, qui sont les assistants du pontife et ses témoins, assistentes pontifici, lamquam ejus testes, dit encore le Pontifical, et, ajoute-t-il, ils ont l’honneur de participer à la bénédiction, mnisteris sacri chrismatis cooperatores. C’est dans un sens analogue que l’évêque dans la préface de consécration des nouveaux prêtres, les appelle « ses coopérateurs », cooperatores ordinis nostri.
C’est sans doute en raison de cette participation à la sanctification des huiles que pendant longtemps se conserva à Rome l’usage de la concélébration eucharistique le jeudi saint. Il n’est pas impossible que le rite actuel de la communion générale du clergé, en ce même jour, à l’unique messe célébrée par le plus digne, soit un dernier vestige de l’antique concélébration. Peut-être l’avenir nous réserve-t-il un retour aux traditions du passé, en rendant aux prêtres la faculté de concélébrer réellement en cette fête de l’institution de la sainte eucharistie et du sacerdoce chrétien.
Au pouvoir d'offrir le saint sacrifice de la messe se rattache intimement, pour les prêtres, le privilège de célébrer l’office divin !, le sacrificium laudis, celui, qui, après la sainte messe et avec elle, est assuré d’être agréé de Dieu, selon la parole même du Seigneur au psaume XLIX® : sacrificium laudis
honorificabit me, « c’est le sacrifice de louange qui me procure la gloire que je réclame de vous ! »
1. S. INNOGENT I, Epist. ad Victricium. P. L., xx, 486 : sacerdotes quibus et orandi et sacrificandi juge officium est.
Dieu faisait ainsi prévaloir le ministère de la louange solennelle sur les sacrifices purement matériels : ceux-ci ont été abrogés comme insuffisants ; la louange, comme la charité dont elle s’inspire, est restée la caractéristique du culte à rendre à Dieu. Le sacrifice eucharistique est déjà la louange et l’action de grâces la plus complète qui puisse être offerte à la Majesté divine ; en même temps qu’il épuise toutes les qualités de la vraie prière et de l’adoration parfaite, il est réparation et supplication pour tous. Mais Dieu attend des hommes « l’hostie de louange », hostiam laudis, la confession de foi de la parole, fructum labiorum confitentium nomini eius 1, « l’expression par les lèvres des sentiments profonds qui doivent remplir le cœur ».
Ainsi l’a bien compris la première génération chrétienne chez qui le chant des psaumes et des hymnes sacrés était en tel honneur ?. Les Apôtres donnaient l’exemple en se réservant expressément le double ministère de la prière et de la prédication *, tandis qu’ils cédaient aux diacres les charges plus actives.
Le ministère de la louange revient au prêtre en vertu de son sacerdoce, au même titre que l’oblation du saint sacrifice. Représentant du Christ et, comme lui, intermédiaire et médiateur entre Dieu et le genre humain, il a mission spéciale pour intercéder, louer et remercier au nom de tous ; comme il est dit du Christ en personne, sempiternum habet sacerdotium..
ad interpellandum pro nobis *. Identifié au Christ, il ne fait en sa qualité de prêtre que présenter à Dieu les mérites infinis du Christ, et à ce titre a droit de compter sur la toutepuissance de son intercession et sur la valeur immense de sa prière et de sa louange. Il est le ministre officiel du culte, et il le rend à Dieu au nom de la création tout entière.
"HÉTeDRSNXTITS ETS.
. Act., II, 42, 46-47 ; Eph., V, 18-20.
ACESNNIS 4:
. Hebr., VII, 24-25.