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LA PRÉDICATION

Apôtres et les Constitutions Apostoliques ? donnent aux prêtres

le nom de suufouot, consiliari episcopi : Nam et ipsi presbyteri tamquam apostoli et consiharni … honorentur episcopi et corona ecclesiæ; sunt enim consilium (suvéôoroy, comme pour saint Ignace ?) ef curia ecclesiæ ». —

Les Siatuta ecclesiæ antiqua de l’église d’Arles emploient

encore au VIe siècle des termes analogues : « Que sans le conseil de ses confrères dans le sacerdoce, absque consilio compresbyterorum suorum, l’évêque ne célèbre aucune ordination de clercs ; aussi bien ne lui est-il permis d’entendre aucune cause, sinon en présence de son clergé à. »

Ce caractère d’assesseurs et de conseillers de l’évêque est nettement marqué dans la formule de notre Pontifical : le pontife consécrateur avertit ses nouveaux prêtres qu’ils sont désormais assimilés aux soixante-dix vieillards, choisis par Moïse pour le seconder dans le gouvernement du peuple d'Israël. La comparaison avec les soixante-douze disciples du Sauveur, familière aux anciens 4, est suggérée par la même pensée de coopération ; la préface de consécration appellera les prêtres, cooperatores ordinis nostri, ils le sont réellement, sur toute la ligne.

La prédication et l’enseignement de la doctrine, quatrième privilège des prêtres, furent dès le principe l’attribution des prêtres 5 ; mais on ne leur en concédait l’usage qu’avec une certaine parcimonie. À Rome et à Alexandrie, un simple prêtre ne prenait jamais la parole devant son évêque, à ce point que saint Grégoire, malade, faisait lire son homélie par son

CTASEMNES:

Ad Trall., 1.

Cans227ete22;

BÈDE, In Lucam, IX, 10.

. CH. DE SMEDT, S. J., L'organisation des Églises chrétiennes jusqu’au NP du IIIe siècle, dans Revue des quest. hist., XLIV, 1888.

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diacre plutôt que de se faire suppléer par un membre de son presbyterium. À Tolède au début du VII siècle, saint Isidore rappelle encore la même discipline rigoureuse. À Antioche, au contraire, c’est comme prêtre que saint Jean Chrysostome prononça un grand nombre de ses discours exégétiques, et saint Cyrille de Jérusalem n’était que simple prêtre lorsqu'il donna aux catéchumènes et aux néophytes les catéchèses qui l’ont immortalisé.

Enfin, comme conséquence du droit essentiel de bénir, s'ajoute celui de conférer solennellement les sacrements, à commencer par le baptême, baptizare, la bénédiction première dont il est dit au catéchumène au moment où il est introduit dans l’église : Ingredere in sanctam ecclesiam Der, ut accipias

BENEDICTIONEM CÆLESTEM. Les titres paroissiaux et les églises extra-urbaines furent créés à Rome et assignés à des prêtres pour la préparation, et plus tard pour l’administration ordinaire du baptême et de la pénitence. Comme les bénédictions, tous les sacrements plongent leurs racines dans l’oblation du saint sacrifice, source de toutes les grâces divines.

Tous jusqu’au dernier sont des participations directes à la grâce du Christ ; et si, dans la solennité du mariage, le prêtre n’est que le témoin de l’acte sacramentel qu’accomplissent les deux époux, il est là pour accorder la « bénédiction nuptiale » et répandre à profusion les faveurs temporelles et spirituelles sur les nouveaux mariés.

L’idée de la hiérarchie sacrée est nettement mise en lumière par cette énumération des pouvoirs sacerdotaux et par leur limitation même. L’exercice des prérogatives sacerdotales n’a jamais nui à celui des privilèges supérieurs de l’évêque: devant eux, elles se sont inclinées et effacées comme le demandait le bon ordre, sans jamais avoir laissé le moindre doute sur leur propre existence. Dans les circonstances normales où le prêtre doit agir par lui-même, mais toujours avec mandat

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