‹ Le pontifical romainChapitre 36 sur 240 · II. — ÉDITION DE CLÉMENT VIII · texte numérisé non relu

II. — ÉDITION DE CLÉMENT VIII

L'Église Romaine se trouvait ainsi, à la fin du XVI siècle, en possession d’un Pontifical authentique à l’usage des évêques, corrigé plusieurs fois par ordre des Souverains Pontifes, mais non encore revêtu de leur approbation formelle. Ils en reconnaissaient manifestement l’autorité, puisqu'ils veillaient à la parfaite correction de son texte. Mais ils ne l’avaient aucunement imposé à l’acceptation des évêques.

Le concile de Trente, en mars 1547, dans la Session VII, de Sacramentis, canon 13, avait décrété qu’on ne pouvait se séparer, dans la pratique, des prescriptions reçues et approuvées touchant l’administration des sacrements : Sÿ quis dixerit receptos et approbatos Ecclesie cathohicæ ritus, in solemni sacramentorum administratione adhiberi consuetos,

aut contemni,

aut sine peccato a ministris pro hbitu omitti,

aut in novos alios per quemcumque ecclesiarum pastorem mutari posse : anathema sit.

D'autre part, le concile de Trente réuni en sa XX Ve Session (1563) s’en était remis au Souverain Pontife du soin de faire publier des éditions corrigées et authentiques du Missel et du Bréviaire. Saint Pie V s’en occupa activement, fit publier le Bréviaire et le Missel romains, et les rendit obligatoires partout. C’est Clément VIII qui se chargea de faire de même pour le Pontifical (1595-1596) ‘.

Déjà Sixte V, en 1587, avait institué les Congrégations Romaïnes, dont la 5°, Congregatio pro sacris ritibus et cæœremontis, composée de cinq cardinaux, était chargée spécialement de corriger les livres liturgiques : Zibros de sacris ritibus et cœremonns, in primis PONTIFICALE, Rituale, Cœremoniale, prout opus fuerit, reforment et emendent ?.

CLÉMENT VIII ne fit que reprendre le projet de Sixte V,

I. BATIFFOL, Le Pontifical Romain : les éditions imprimées. 2. Bullarium Romanum, VIII, 989.

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