Sess. VII, can. 3. DENZINGER, op. cit
Le Concile en a profité pour déclarer l'utilité de la confirmation ; mais pas plus que la tradition il n’en fait une nécessité de salut. Sans doute, dès le principe, il a paru opportun et souverainement utile aux apôtres de communiquer le don de lEsprit-Saint aux néophytes (Act. VII), et les conciles font une obligation de la recevoir. Mais en même temps s'affirme de très bonne heure le sentiment de l’Église que cette «consommation » de la grâce baptismale n’est pas indispensable.
IIT. — LES RITES.
L’ordo de la confirmation est des plus simples :
une imposition des maïns,
une onction de saint-chrême,
et deux formules essentielles, voilà ce qui constitue tous les éléments traditionnels du sacrement, sa matière et sa forme. Le pape saint Innocent mentionnait l’une et l’autre dans sa lettre à l’évêque Décentius, du mois de mars 416, l’onction de chrême sur le front et les paroles mystérieuses que la loi de l’arcane lui défendait de transcrire !.
Les rites de la confirmation dans notre Pontifical sont en effet de deux sortes : il y a, 1° : une #mposition des mains, commune à tous les confirmés :
Tunc extensis versus confirmandos manibus dicit : Omnipotens sempiterne Deus...
Cette « extension des mains » constitue bien une véritable imposition des mains : le Pontifical des papes au XIVE siècle employait encore à son sujet l’expression authentique, #mposita manu super capita singulorum?. Cependant elle n’est pas considérée comme indispensable, parce que l’imposition des