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TAPIE XX

2. Ordo rom. X, 24 (Pontifical des papes). Cf. Ordinarium papale reproduit par CATALANI, Pont. Rom. comm. orn., I, 78, d’après le cod. 4748 du Vatican.

mains, particulière à chaque confirmé, est impliquée dans le geste même de l’onction sur le front ;

puis, 2° * une onction en forme de croix, donnée sur le front à chacun d’eux. Les deux rites sont conformes à la tradition universelle. Ils apparaissent non seulement dans les sacramentaires gélasiens et grégoriens, les deux témoins authentiques de l’usage romain, mais dans les plus anciennes collections liturgico-canoniques, représentant la Tradition apostoligue. Nous y reviendrons dans la suite avec plus de détails. Dès maintenant, on peut constater que ces deux rites sont l'un et l’autre d’une haute antiquité.

I. — Et d’abord l'imposition des mains. La priorité lui appartient en effet, de la façon la plus incontestable puisqu’elle est indiquée dans les Actes des Apôtres comme le rite usité constamment pour communiquer le Saint-Esprit aux baptisés. Il y a tout lieu de croire qu’elle avait été désignée expressément aux apôtres par le Seigneur lui-même, comme l’ablution d’eau pour le baptême, bien que ce ne soit dit nulle part et que l’Église n’ait rien défini sur la question. Le rite était déjà connu dans l’Ancien Testament et dès l’époque des patriarches ; il signifiait la communication à une personne d’un charisme, d’une vertu spéciale, faite par un privilégié, dépositaire de ce don ?. Notre-Seigneur lui-même y recourait fréquemment quand il bénissait les personnes, les malades, les enfants #. Les Apôtres ont reproduit le même geste si expressif de la grâce divine, rien de plus logique. L'Église continue à le faire, notamment pour exprimer la transmission du sacerdoce. Au simple baptisé elle impose aussi les mains

1. L'ouvrage le plus récent et le plus complet sur ce point est la thèse indiquée plus haut de M. l’abbé JosepH CoPPENS, docteur et maître en théologie : L’imposition des mains et les rites connexes dans le Nouveau Testament et dans l'Église ancienne. — Thèses de l'Université de Louvain, Ser. II, t. XV. Paris Gabalda, 1925.

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