‹ Le pontifical romainChapitre 55 sur 240 · HIPPOLYTE, In Danielem · texte numérisé non relu

HIPPOLYTE, In Danielem

venir habiter dans l’âme !. Mais saint Augustin n’établit plus aucune différence quant à l’effet produit entre l’onction et lPimposition des mains : toutes deux concourent également à donner l’Esprit-Saint ?, Le rite de l’onction de saint chrême en forme de croix prend désormais une importance toujours croissante, sans faire oublier cependant l’imposition des mains dont l’antiquité est indéniable 5. Même quand l’onction est nommée seule, elle entraîne avec elle le rite de l’imposition, parce que le signe de croix pratiqué sur le front avec le saint chrême comprend nécessairement l’imposition de la main à chaque confirmé : ämposita manu dextera super caput confirmandi, producit signum crucis in fronte illius, dit le Pontifical Romain au sujet de la confirmation d’un seul 4,

Le symbolisme expressif de l’onction disant exactement ce qu'est l'effet de la confirmation, c’est l’onction qui tend à résumer en elle-même tous les rites du sacrement. C’est elle, et non pas l’imposition des mains que le pape saint Silvestre, au IVE siècle, a dédoublée, en faveur des néophytes baptisés par les simples prêtres, propter occasionem transitus mortis. — Le local spécial, différent du baptistère proprement dit, où s’administre la confirmation prend le nom également significatif de consignatorium. — Enfin, d’une façon générale, les auteurs romains parlent beaucoup plus souvent d’onction ou de consignation que d’imposition des mains.

Les sacramentaires achèvent de souligner la prépondérance de l’onction. Le gélasien dit à son propos que pour la « consignation », l’évêque impose la main aux baptisés en récitant la formule, Ad consignandum imponit eis manum

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