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L'ONCTION

l'usage liturgique, en la formule qui accompagne l’onction chez les Grecs : sppayis dwpeas rod &yiou [vebuaroc, formule citée déjà par saint Cyrille de Jérusalem, vers 350, pays Ts xotvwviacs ToÙ [yeuuaroc &ylou 1, et chez les Latins, dans l’ancien usage gélasien, Signum Christi in vitam æternam, qui correspond à l’expression de saint Léon : Signaculum vite æternæ ?.

Ce rite de la chrismation, ou onction avec l’huile consacrée faite en forme de croix, sur le front du baptisé, est donc une institution fort ancienne, si elle n’est pas d’origine apostolique. Sa relation étroite avec l’effet particulier de la confirmation — l’onction d’huile a toujours été symbole de force nouvelle conférée à l’homme, à l’athlète avant le combat, — cette relation étroite a sans doute valu à l’onction de chrême l'importance prépondérante qu’on lui donne à peu près partout, à partir du IVE siècle en particulier.

Déjà saint Hippolyte de Rome, au IIIe siècle, exprime très clairement cette idée. « L’huile sainte, dit-il, n’est autre chose que la force du Saint-Esprit, — Sancti Spiritus virtus, — dont sont revêtus, sous la forme d’une onction après leur baptême, ceux qui ont donné leur foi au Seigneur » ©. Il s’agit bien là de la confirmation, et la grâce particulière qu’elle confère est nettement distinguée de celle du baptême.

Tertullien mentionnait l’onction, mais sans préciser encore sielle appartient au baptême ou au sacrement de l’Esprit-Saint. Pour lui, visiblement, c’est l’imposition des mains qui confère réellement le donum Spiritus Sancti. De même encore pour saint Cyprien et les évêques d’Afrique ses contemporains. Plus tard, au IVE siècle, vers 350, saint Optat de Milève donne un peu plus d’importance à l’onction : elle prépare, selon lui, un trône à l’Esprit-Saint, afin qu’étant invité il puisse

1. Catéchèse XVIII, 33. P. G., xxxI, 1056. Cf. M. JUGIE, dans Échos d’Orient, 1906, 69.

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