‹ Le pontifical romainChapitre 92 sur 240 · TRADITION DE L’HABIT · texte numérisé non relu

TRADITION DE L’HABIT

et celui de saint Germain d’Auxerre qui tint à recevoir, le jour de son ordination sacerdotale, ce que son biographe appelle précisément habitum religionis.

Le ve concile de Paris (VIE siècle) et le 1x° de Tolède (VIIS siècle) parlent également de l’habitus religionis propre aux moines et aux religieuses, vivant en communauté ou chez leurs parents. Le terme était employé déjà dans le même sens par saint Augustin : mais, selon lui, les gens du monde qui voulaient mener, même dans le mariage, la vie des ascètes, n'étaient pas obligés de porter cet habitum religionis ni les vestimenta religiosa ; il leur suffisait de changer leurs mœurs !. C’est une preuve que le vêtement monastique, ou habitus religionis, était d’un usage courant, et qu’il avait bien la signification que nous lui reconnaissons.

La formule grégorienne ad clericum faciendum, où il est fait mention de l’habit de la religion, a peut-être une origine monastique. Elle suppose, en tout cas, que le clerc a déjà re;u Phabit clérical, le moine l’habit monastique. D’après saint Benoît, cet habit monastique ne se donnait qu’au jour de la profession ; il ne parle pas à cette occasion de la tonsure, mais le concile bénédictin d’Aix-la-Chapelle de 817 fait coïncider la tonsure et la vêture avec la profession (canon 34): Nec tondeatur nec vestimenta pristina immutet, priusquam obedientiam promittat; et l’ancienne tradition monastique prescrivait aussi que la tonsure fût donnée dès le jour de la profession ?. Dans la suite seulement l’on différa de quelque temps la fonsuratio des jeunes profès ©,

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