SCÈNE XIII
Les Mûres, GILBERT, PROSPER.
prosper. Enfin, Rosalie, je vous revoie, mieui portante, n'eat-ce piaf gilheiit . Eh bien, inacbèie Rosalie?
rosalie. Je me sens mieux, Uaucoup mieux, grâce à madame, à mou amie...
GU.RERT. A la iNinuc heure, car, inoi-mème, je me sens tout à fait remis... Demande plu- ! tôt à Prosper si je n’ai pas été un joyeux convi ve. ( Ben yeux rencontrent ceux de sa femme ) Oh! pardon... tu souffrais, toi, pendant ce temps-là... Pauvre rlitrc femme... (L'embrassant.) Pardon...
RosAiac, émue. Giltiert!...
cildeat s'agenouillant peu à peu prés (Telle. Je l’aime bien, va!... (A madame. Thil- \ lard.) Excusez-moi, madame; notre amour c’est noire seul bonheur... Nous avons traversé de bien mauvais jours, et c'est lui qui nous a soutenus... consolés... Tu le sais, toi, Prosper... tu eu as été témoin... et maintenant, maintenant encore... Oh! je t’aime bien, ma femme, oui, je l'aime bien...
|ll la prend du» m« bras et pleure. 1 rosalie. Gilbert... mou pauvre Gilbert!...
cilrert. Ali ! si je pouvais le voir revenir à la santé., au Ixmlicur. .
Rosalie. 11 y aurait un moyen, peut-être.
Gilbert. Lequel... non... attends... Je devine... notre enfant...
ROSALIE. Oui... oui...
Gilbert. J'ai écrit, tu le sais bien... dans huit jours on nous le ramène...
rosalk. Dans huit jours... mais si d'ici (à... Gilbert, avec effroi lui jetant la main sur Us lèvre*. Tais-toi... tais-toi.... J'écrirai denouveau... et demain...
ru? a lie. Ah! c’est encore bien long, demain. Gilbert. Eh ! bien, si je partais à 1 instant, si ce soir même...
rosalie, se levant. Ce soir?..,
Gilbert. Je par».
iuasalie courant à lui. tombant dons ses bras. Ali! Gillwrt... Gilbert, tu m'auras sauvée!...
Gilbert. Me» amis, restez... restez auprès d’elle jusqu’à mon retour... C'est fête aujourd’hui chez nous... ma femme... ma pauvre chère femme. (Sur le seuil.) Ah ! nous pouvons encore être heureux
(11 fort.)