‹ Le Port de La Rochelle-PalliceChapitre 43 sur 50 · in nie 4.876 m. M · texte numérisé non relu

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La comparaison est tout à l'avantage de La Pallice. Cette supé- - riorité au point de vue de la distance sera encore accrue au point de vue des facilités offertes lors de la mise en service du môle d’escale. Il deviendra alors presqu’inutile de se préoccuper des heures de marée : des paquebots du tirant d’eau des transatlantiques « Paris » et « Atlantique » pourront venir y accoster à toute heure.

Au contraire à moins d'engager des dépenses considérables, il ne semble guère possible d'augmenter la profondeur des estuaires de Ja Loire et de la Gironde. Les paquebots, d’une façon générale, ne tentent plus de remonter jusqu’à Nantes et Bordeaux et font escale à Saint-Nazaire, à Pauillac et au Verdon.

Dès l'ouverture du bassin de La Pallice à la navigation, en 1800, la Compagnie anglaise « Pacific Steam Navigation Company » le choisit comme point d’escale pour ses paquebots. Un certain nombre d’autres compagnies ont suivi son exemple. Depuis la guerre, par suite de la taille sans cesse accrue des paquebots, ceux-ci n’entrent généralement pas dans le bassin à flot ils stationnent en rade et les . opérations d'embarquement et de débarquement se font par allèges. Cette complication cessera lors de la mise en exploitation du môle d’escale.

Un grand nombre de compagnies de navigation tant françaises qu'étrangères comprennent actuellement La Pallice dans la liste de leurs escales régulières.

Ce sont : Pour les voyageurs :

1. La « Pacific Steam Navigation Company » avec ses paquebots : Oropesa, Orita, Orcoma, Orduna, Oriana et Ortega, assure 48 escales par an à La Pallice depuis octobre 1890. Elle dessert :

a) Via Magellan : La Corogne, Vigo, Lisbonne, Rio-de-Janeiro, Santos, Montevideo, Buenos-Ayres, Port Stanley, Punta-Arenas, Coronel, Talcahuano, Valparaiso ;

b) Via Panama : Santander, La Corogne, Vigo, La Havane, Co-

lon, Bilbao, Callao, Mollendo, Arica, Iquique, Antofagosta, Valparaiso, Talcahuano et Coronel.

2. La Compagnie des « Chargeurs Réunis » avec ses paquebots : Eubée, Malte, Croix, Formose, Dérisade assure aussi 48 escales par an et dessert :

a) Bilbao, La Corogne, Leiscoes, Dakar, Rio de Janeiro, Mon- tevideo, Buenos-Ayres.

b) Bilbao, Villagarcia, Vigo, Dakar, Rio de Janeiro, Montevideo, Buenos-Ayres.

3. Une Compagnie belge « La Compagnie belge maritime du Congo » avec les paquebots Elisabethville, Thysville et Anversville, assurait aussi 48 escales par an à La Pallice sur la ligne : Anvers, Casablanca, Ténériffe, Dakar, Conakry, Grand Bassam, Banana, Boma, Matadi. Cette Compagnie par mesure provisoire, a suspendu ses escales à La Pallice, car par suite du manque de navires elle a dû espacer ses départs et ses paquebots sont complets au départ d'Anvers.

Les paquebots prennent et laissent à La Rochelle des passagers avec leurs bagages et la poste. Le nombre total de passagers transitant par des ports français a été en 1030 de 3.058.102. La Rochelle se classe au dixième rang avec 103.378 voyageurs. Mais dans ce nombre est compris le trafic avec les îles de Ré et d'Oléron très actif durant l’été. Le nombre de passagers en provenance ou à destination de l'étranger a été :

En:1930 dé eee SE 4.474 EnrA103 7 de MEN EMRREECRE 2323

Le trafic marchandises est assuré à La Rochelle par les bâtiments de maisons d'armement rochelaises ou par des navires appartenant à des Compagnies françaises ou étrangères qui font des escales régulières dans le port. On y rencontre aussi, occasionnellement, quelques tramps.

Le grand armement est représenté à La Rochelle par la Compagnie Delmas frères et Vieljeux qui possède une flotte de 19 navires

Les LT PR

jaugeant ensemble 42.530 tonnes qui ont La Rochelle comme port

d'attache; ils sont affrétés principalement pour le transport des bois

de la Côte Equatoriale d'Afrique, des arachides du Sénégal, du charbon d'Angleterre. Quelques-uns sont affectés à un service régulier avec l’Algérie.

La Rochelle-Pallice, port de transit desservi régulièrement par dix-huit lignes de navigation tant françaises qu'étrangères, entretient des relations constantes avec les principaux pays du monde.

Tous les mois les « Messageries Maritimes » envoient leurs navires de leurs lignes d’'Extrême-Orient et Londres-Marseille prendre des chargements d’eau-de-vie et de marchandises diverses à destination soit d'Alexandrie, Port-Said, Singapour, l’Indochine, la Chine, le Japon, soit de Jaffa, Beyrouth, le Pirée, Constantinople, soit de l'Océan Indien et Madagascar.

La même Compagnie dessert aussi les ports de l'Italie, de là Mer Adriatique, de la Grèce et de la Syrie, de la Turquie et de l’Arabie, de l’Inde, de la Côte Orientale d'Afrique de la Réunion et de

l’île Maurice, de l'Australie, des îles de l'Océanie, de la Nouvelle-

Zélande et de la Nouvelle-Calédonie, mais d'une manière plus irrégulière.

La Compagnie rochelaise Delmas frères et Vieljeux dessert régulièrement le Maroc et les pays Nord-africains.

La Compagnie générale transatlantique a des services vers Londres et le Maroc.

La Compagnie Worms du Havre entretient des relations entre La Pallice d’une part, et les ports français de la Manche, Anvers, les ports allemands, les ports de la Baltique et de la Russie d'autre part.

Parmi les lignes étrangères, des lignes hollandaises assurent des services avec la Belgique et la Hollande, des lignes danoises avec le Danemark, des lignes suédoises et norvégiennes avec la Suède, ‘a Norvège, les ports de la Baltique, la Russie et l'Allemagne. La Compagnie de |’ « Est Asiatic Danois », en particulier, fait régulièrement

faire escale à ses grands navires à moteur qui chargent à La Pallice des marchandises pour l'Extrême-Orient.

Les paquebots embarquent en même temps que les passagers des marchandises de prix qui ont besoin d’un transport rpaide.

Ce trafic de transit, d’une façon générale, porte non sur des marchandises pondéreuses, mais plutôt sur des articles qui, pour un faible poids et volume ont une grosse valeur.

Les principaux articles qui composent ce trafic de transit sont indiqués par les nomenclatures des douanes.

Ce sont à l'importation : des pâtes de cellulose, des vins et alcools d'Algérie, des céréales du Brésil, de la Plata ou du Canada, quelques viandes frigorifiées de Madagascar ou de la République Argentine ; des jutes, des cuirs, des sables et ciments, etc.

A l'exportation, on note : du cognac en fûts ou en caisses, des conserves alimentaires, des caséines, des huîtres, des papiers d’Angoulême, des vins fins, des liqueurs, des champagnes. Des tissus et des confections pour hommes et dames, des fourrures, des produits pharmaceutiques, des automobiles et des avions, des articles de Paris, des soieries de Lyon, des tissus, des broderies, de l’horlogerie, ainsi qu’un grand nombre de pièces de machine venues de Suisse.

Le trafic de transit entre dans le mouvement commercial du port pour environ 100.000 tonnes par an. Il est en développement constant, particulièrement avec l’Extrême-Orient et l'Amérique du Sud.

Actuellement, les lignes de navigation étrangères et françaises sont numériquement à égalité, mais les dernières l’emportent de beaucoup pour le nombre de pays desservis et le tonnage des navires, la plupart des lignes étrangères bornant leurs efforts (à l'exception toutefois de la Pacific Steam Navigation Company et de l'Est Asiatic danois), au cabotage international par petits navires.

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