CATHERINE DE MÉDICIS
Malgré tous les torts de Catherine de Médicis , malgré ses vices et ses crimes , on ne peut nier qu'à l'exemple de ses illustres aïeux , elle ne protégeât les arts et les lettres. Jacques Amyot fut le précepteur de Charles IX. Elle sut distinguer le mérite de Montaigne, qui n'avait encore rien publié de l'ouvrage qui le rendit immortel. Il obtint de la reine le cordon de Saint- Michel , faveur dont il se prévalait avec un peu de vanité. Brantôme , auteur vif et piquant , auquel il manqua , pour rendre
ses écrits recoin mandables , ce respect des bienséances que L'esprit ne peut remplacer, était particulièrement attaché à Catherine de Médicis. Enfin Jodelle , Baïf et Dorât , eurent souvent à se louer de ses libéralités ; malheureusement leur reconnaissance alla jusqu'à louer la Saint-Barthélémy.