‹ Le Portefeuille de la jeunesseChapitre 86 sur 102 · LA PRINCESSE SYBILLE · texte numérisé non relu

LA PRINCESSE SYBILLE

Guillaume-le-Conquérant laissa trois fils, Robert, Guillaume-le-Roux, et Henri,

LF.S FEMMES. 2 1 3

Jamais cœur ne fut plus franc, plus généreux, plus humain que celui de Robert ; jamais prince ne fut plus dur et plus féroce que Guillaume. Leur père, en réglant leur partage, prit en considération la différence de leur caractère. Il haïssait les Anglais, et il leur destina Guillaume, quoiqu'il ne fût que le cadet; il aimait les Normands , et il donna la Normandie à Robert, qu'il avait marié à Sybille, jeune et aimable princesse , dont la douceur relevait la beauté. Robert ayant été blessé d'une flèche empoisonnée, les médecins lui déclarèrent qu'il ne pouvait guérir qu'en faisant sucer promptement sa blessure.

« Mourons donc , dit-il : je ne serai jamais assez cruel et assez injuste pour souffrir que quelqu'un s'expose à mourir pour moi. » Sybille saisit le moment de son. sommeil, suça sa plaie, et perdit la yig ejn sauvant celle de son époux.

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