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LES FEMMES A L'ACADÉMIE

Il lut plusieurs fois question d'introduire les femmes à l'Acade'mie française ; mais cependant cette docte société s'y est toujours refusée, et chez elle aussi la loi salique a été maintenue.

« Voici , dit quelque part un historien , qu'on propose céans à notre académie des dameset des demoiselles illustres par leur esprit et par leur savoir. Madame de Scudéry, madame Deshoulières, madameDacier, et quelques autres qui sont très capable-*

d'enrichir la langue par de beaux ouvrages, et qui en ont fait de merveilleux. » M. Charpentier appuyait cette proposition par l'exemple de l'Académie de Padoue, où l'on reçoit les femmes savantes. Le traité Mulierum -philosopher uni aurait pu fournir des exemples plus anciens des marques de distinction qu'on a accordées aux femmes. La proposition de l'Académie n'a eu cependant aucune suite.

Il y a en Angleterre des duchés-pairies femelles , et les dames qui les possèdent peuvent venir prendre séance au parlement, comme le fit madame de Montpensier.

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