SCÈNE VIL MARCEL, DANIEL
DANIEL (entrant par la gauche, et regardant autour de lui).—Dans quel diable de pays sommes-nous donc? (Apercevant Marcel accroupi.) Oh ! un singe ! |
MARCEL (apercevant Daniel).—Mon semblable!
DANIEL (prenant sa carabine).—I1 faut que j'aie sa peau ! (77 le couche en joue.)
MARCEL (gesticulant).—Hé ! ‘là-bas !
DANIEL.—(a parle! (Le reconnaissant.) Eh !
c'est cet imbécile de Marcel !
MARCEL.—C'est cet animal de Daniel !
DANIEL.—Dans mes bras! ‘//s s'embrassent.) Comment ça va-t-il ?
MARCEL.—Pas mal, et toi ?—Merci... Ah ça!
d'où viens-tu ?
DANIEL.—Et toi?... Je te croyais avalé par une baleine.
MarceL.—Tu ne te trompes pas... J'ai passé quelques mauvais quarts d'heure dans les flancs de cet animal.
DANIEL. —Et tu as pu sortir ? par quelle voie ?
MARCEL. — Par une voie... (avec mystère) dont j'ai été humilié.
DANIEL.—Bah ! comment ?
MARCEL.—J'avais du séné.
DANIEL.—Ah bah !
MARCEL.—A ton service, c’est comme çà que j'ai sauvé ma peau:.. Quand je dis ma peau... c'est justement ce que je n'ai pas sauvé. Tu vois, brûlé par le soleil, et grignoté par les mousliques.,, l'hospitalité.
(l’est la noue n:
++ na : LA +400.
#YS Qui veEui Ça, je toire
A PROS AE RS DEA MES AU PT à ns St a er so à à à
ur Ov DANTEL.—Merci,nous ne tenons pas à rester ici. M dl MarceL.— Tu ne voyages donc pas seul ? me ‘" DANIEL.—Eh! non, vraiment ; je navigue D *” avec le commandant. . KE MarcEL.—Le commandant Kerveguen ? quel DantEL.—Il vient d'aborder. perd MARCEL.—Ah bah ! e pat DANIEL.— J'étais tombé à la mer, on m’a MP:
repêché, et on m'a jeté sur la barque du com- 9 F mandant. J'ai bien cru ne pas te revoir, va, mat mais ce n'était pas ça qui me chagrinait le plus : M He
nous n'avions plus de vivres, si bien que j'ai M M, dévoré mes jambes de bottes ; j'allais passer à la M hoîr semelle, quand nos signaux ont été aperçus par M un navire français, et depuis ce temps-là, nous M. explorons les côtes d'Afrique... Eh! tiens, M
voici le commandant avec une partie de l’é- M quipage. “à