SCÈNE IX
all,
ei. et mon fils ? M LES MÊMES, MAURICE.
trant la grotte.) ÿ … Maurice (entrant en scène).—Des étrangers !
KERVEGUEN.—Ah ! qui que vous soyez, vous
et appelant). — Mqui m'avez rendu le bonheur...
Ts à DMAURICE.—Le commandant i
a ce a aq
KERVEGUEN.—Vous me connaissez ?
GARNIER (considérant Maurice). — Attenden I
donc... c’est lui! a.
KERVEGUEN.—Qui donc ? 41
GARNIER.—Cet homme, ce fugitif, qu'autre
cr
fois nous avons recueilli à bord. ii 4 KERVEGUEN.—Maurice ? D À LAJU0IE.—Le forcat ! FF Tous (reculant).—Le forçat ! DK Marcez (aux autres).—N’ayez donc pas peur M
il est très doux. M lo KERVEGUEN.—C'est bien lui. (Aux autres. k
Allez, mes amis, retournez à la chaloupe qui : restée dans la petite anse, annoncez à mes an que j'ai retrouvé mon fils, et dites-leur qu’ils si K,
tiennent prêts à partir.
DANIEL (à Marcel). — Viens, Marcel, vien bté, renouer connaissance avec les amis. ous MarceL.—Et les bouteilles de vin; il y a si fr longtemps que nous nous sommes vus. (Z4s sr ji, tent.) KE SCÈNE X.
Artic KERVEGUEN, MAURICE, HENRI. # Ne LD
KERVEGUEN.—Monsieur Maurice, je sais déjif que c’est à vous que je dois le bonheur d’avoir Kat revu mon fils; un pareil bienfait doit effacer de mon souvenir toutes les traces du passé... Comp-ll tez donc sur la reconnaissance d’un père, dan
les limites des devoirs qui me sont imposé comme gentilhomme et serviteur du roi... MKER MAURICE.— Je n’aspire, monsieur, croyez-lefhe bien, qu’à me montrer digne de votre estime. | AL KERVEGUEN. —Que ne vous est-il possible.
monsieur Maurice, de reconquérir aussi cellek ép
Ts nine | POST MDN S Des AC D ee \ as autres à (Houvement de .Haurice.)
inaissez ? ©) HENRI.—Mon père !.., urice). — AttendeS Kervecuen.—Loin de moi l'idée de vous causer queltue peine ! Croyez que je prends le plus Nil intérêt à votre situation. .«. Je voudrais vous fugitif, qu'autre, prouver... Dites-moi, n’annonciez-vous pas rd. Mout à l'heure l’arrivée d’une caravane ? MAURICE.— Oui, monsieur, les Arabes, avec Maui nous nous proposions de partir.
! ! KERVEGUEN.—Fort bien... Où se rendent-ils ? yez donc pas PEUT Maurice.—Au Maroc, et de là, sans doute, à WA lcer.
ui. (Aux autres KERveGuEN. —C’est pour vous un moyen de a chaloupe qui ut, je suis heureux qu'il vous soit offert, noncez à mes amis MAURICE.—Comment ?...
dites-leur qu'ils sd KERVEGUEN.—Pour rien au monde je n'aurais Moulu vous laisser seul ici; mais d'un autre ns, Marcel, vien@é, quels risques n'auriez-vous pas courus en amis. Mous embarquant avec nous...
de vin; il ya SN HENRI. —Quoi! mon père, auriez-vous donc mes vus. (/{s sor ie de partir sans lui ? À | KERVEGUEN.—Le bâtiment que je monte ap- Brlient à l'Etat, et je ne saurais prendre avec HENRI, Moi un homme condamné par les lois françaises. . 1088 HENRI. —Tnjustement condamné, mon père ; NHERIS déj. Maurice est innocent.
> bonheur d’avoir) KERVEGUEN.—Dieu m'est témoin que je le fait doit elfacer dihaite de toute mon âme !
du passe... Comp Ex ar II me l’a attesté au milieu même des e d'un père, dan, grands périls, et l’on ne ment pas quand me sont imposés +, paraître devant Dieu !
ur du roi... BICERVEGUEN.-—Mais suffit-il que je le croie ? nsieur, croyez-leff orait.il à même de le prouver ? le votre estime. js TAURICE.—Non, monsieur, je vous l'ai dit, s est-il possible,k n'espère que dans l’avenir. . :
[UErr" aussi Cell snvecuex.—#h bien, jeune homme, dispotur ice.) de moi, de mon crédit, quand il en sera
temps ; jusque-là votre retour en France vou exposerait à des poursuites ; et quand mème j## fermerais les yeux sur le devoir qui m'est tracih se trouverait à mon bord assez de gens pouf vous dénoncer, VOUS livrer.
Henri.—Ciel !
MauRICE.—Aussi, monsieur, n’avais-je PM y l'intention de revoir mon pays, avant d'être @ même d'y paraître avec honneur... Je comptalll me rendre en Allemagne, le plus près possi b\i de cette France que j'aime toujours. dE KERVEGUEN.— Vous avez raison... Quant M».
vos moyens d'existence, c’est à moi d’y peurvoitifres MAURICE avec dignité).—Monsieur.. ‘A KeRvEGuEN.—C'est une dette de reconnais E et
sance. e êcl MaurICE.- Quand c'en serait une... quart !
la vie d’une personne chère se payerait avec de l'or, je ne saurais accepter les dons d’un homuni"e" ui n’a pas commencé par me donner ja mad KERVEGUEN (faisant un effort sur lui-même) AN 1
Pardon, monsieur Maurice; votre noblesse sentiments m'a vaincu. (Avec effusion.) Dali à mes bras, ô toi qui m'as rendu mon enfauMiè ? (11 l'embrasse.) .
Henri.—Oh! merci, mon père! … Ken vEGuEN.—Mon devoir, comme servitte à du roi, serait de signaler un criminel... Ce (ne voir, je l’enfreindrai... Je vous aiderai môdie D à quitter la France et l'Europe. Je vous emm ee avec moi, et je vous fournirai les moyens WU vous reudre en Amérique et d'y vivre hon0 ee blement. Rutio Maurice.—Merci, monsieur, j'ai des braÿ e En
du courage...
KERYEGUEN.—Partons !